Depuis que l’homme est devenu un élément social doté de raison et de conscience, la société au sein de laquelle il vit, n’a eu de cesse de le soumettre et en permanence à l’éducation, à la formation, au perfectionnement, à l’initiation, à l’apprentissage, à la spécialisation, à l’adaptation, au respect des valeurs humaines sociales et culturelles propres à chaque milieu où l’homme s’exprime et se promotionne au quotidien, valeurs sur lesquelles est solidement fondée notre humanité à l’universel.
Il est bon de se réclamer d’une communauté, quelle que soit la taille de celle-ci ou son appellation, mais il est mieux et recommandable d’en connaître profondément ses repères, son histoire, sa morale, son pré-carré et son éthique etc…
Chaque communauté humaine prépare ses hommes à la mériter via le ou les différents comportements individuels ou collectifs dans le temps et l’espace en vue d’en être son ou ses meilleurs ambassadeurs, sa vraie image honorifique, sa vraie carte d’identité, originale expression authentique de la virginité de ses valeurs civilisationnelles inaccessibles à l’usure du temps.
À titre illustratif, dans la communauté BAGA, dans ses moments immémoriaux, les tâches, les rôles, les fonctions sont réparties et hiérarchisées entre les sexes et les groupes d’âge, entre les familles respectives.
Le hasard n’y a pas sa place et tout y est surveillé tel le lait au feu afin de pouvoir détecter tout contrevenant avec une hiérarchie de sanctions proportionnées, au prorata des délits commis.
J’ai dû frémir à la vue d’une vidéo sur les toiles des réseaux sociaux d’un homme montrant un couteau long de 30 à 50 cm tout ruisselant de sang rouge bardeau dans l’obscurité très fière annonçant la pratique d’un sacrifice rituel nuitamment en bordure de mer sous les fromagers au port artisanal de Boulbinet.
Interpellé par les médias de la place, le dit homme avoue d’être un BAGA qui, conformément aux rituels de ses ancêtres, pratiquait en ces lieux cités plus haut un sacrifice en faveur de la quiétude totale dans la cité pendant la transition pilotée par colonel Mamady Doumbouya mais surtout en faveur de ce dernier.
Je ne saurais contester qu’il soit ou pas BAGA, mais ce dont je pourrais me permettre d’affirmer si l’intéressé est BAGA, il ne l’est que de sang point et barre.
Ce fameux BAGA ignore toute la structure de l’armature culturelle BAGA. Il n’est initié à aucune pratique relevant de l’usage des opérations liées à la gestion des us et coutumes BAGA. Dès lors, j’ose affirmer qu’il est systématiquement et entièrement étranger au milieu culturel BAGA.
Dans le même ordre d’idée, j’ai dû également voir une vidéo où se trouveraient le président du CNRD entouré de deux ou trois compagnons tenant entre leurs mains jusqu’à la hauteur de la poitrine un jeune albinos.
Les mauvaises langues soutiendraient que c’est le sang de ce petit albinos innocent qui se trouverait sur le couteau de l’agent faisant le sacrifice du colonel Mamady Doumbouya dont a parlé plus haut.
Excellence monsieur le Président du Colonel Mamady Doumbouya, c’est le citoyen Guinéen que je suis relevant de la communauté BAGA qui tient à vous rappeler que chaque époque surtout porteuse de pouvoir a ses heureux bénéficiaires mais hélas, tous pas sur la base du mérite mais plutôt sur celle de l’indignité dégradant sur toute la grande chaine l’espèce humaine.
Je vous prie humblement mon colonel Mamady Doumbouya d’accepter désormais et rigoureusement de vous soumettre au tri des hommes appelés à vous tenir compagnie y compris même des adversaires ou ennemis connus de vous parce qu’eux, au moins, font appel à leur intelligence et à leur conscience dans tout ce qu’ils entreprennent.
À l’opposé, les autres vous livrent gratuitement, gracieusement et inconsciemment à l’ennemi du fait de la simple bêtise humaine.
CONAKRY LE 08 MARS 2022
HONORABLE ELH SEKOU BEKA BANGOURA
DABOMPA COMMUNE DE MATOTO
CONTACTS 664-69-50-79/625-31-82-97



