Les marchands de bétails en Guinée sont confrontés à assez de difficultés au niveau de l’embarquement, mais aussi une fois à destination. Chaque escale, les douaniers, policiers et gendarmes leur demandent de l’argent dit-on.
Dans la nuit du mardi 15 mars en débarquant leurs camions de bétails à l’abattoir de Kakimbo, des marchands ont reçu la visite de la gendarmerie qui les ont empêché de débarquer parce qu’il faisait tard, rapportent certains parmi eux au micro de Loupeguinee.com.
Du coup, expliquent-t-ils , il y a eu altercation entre ces deux parties, où 12 bœufs ont trouvé la mort et autres traumatisés. Il y a eu également des arrestations du côté des marchands. Ces derniers seront libérés plus tard.
« Je demande au gouvernement de nous aider parce que tous les barrages qu’on avait supprimé sont remis encore. Notre marchandise a une âme ce n’est de carton. Les bœufs que nous amenons c’est pour les guinéens. C’est grâce à nous que le prix de la viande n’a pas augmenté. Quand il voit les camions de bœufs qu’ils les laissent passer. Nous pouvons faire une semaine sur la route à cause de ces tracasseries. Nous sommes fatigués. Chaque voyage nous perdons beaucoup faute du retard causé par ces policiers et gendarmes », a expliqué Djebabou Barry, marchande bétails , l’une des est victime de la tracasserie.
Pour le Président de marchands de bétails en Guinée, ce que les forces de l’ordre ont fait hier ici ça n’a jamais été fait.
« A n’importe qu’elle heure on peut faire descendre nos bœufs nous n’avons pas une heure indiquée pour débarquer nos bœufs », précise Oumar Sylla Bah.
A l’ en croire, ces marchands quittent très loin avec les bœufs pour venir à Conakry. C’est dans la sous-préfecture de Siguirinin dans Siguiri qu’ils achètent ces bœufs. C’est du commerce bien-sûr qu’ils font mais, dit-il c’est pour satisfaire la population guinéenne.
« Nous souffrons beaucoup sur la route dans un mois nous perdons 30 bœufs. Tout cela est dû à la tracasseries douanières. Hier, nous avons enregistré la mort de 12 vaches et plusieurs traumatisées après l’altercation entre les marchands et les forces de l’ordre », ajoute-t-il.
Informé de ce qui s’est passé à l’abattoir de Kakimbo, le directeur communal de l’élevage de Ratoma s’est rendu sur les lieux.
« C’est un constat amer, quand je suis venus, j’ai trouvé des animaux couchés certains sont morts d’autres à l’agonie. Après avoir écouté les marchands de bétail, la tracasseries a commencé depuis Dinguiraye.
A chaque escale, les marchands sont victimes de tracasseries. Il y a un temps qui est prévu pour transporter ces animaux parce que c’est une marchandise vivante, dépassé ce temps, il peut avoir de morts et traumatisme à l’endroit de ces animaux », explique Tolno Aly.
Saïdou Diallo onetopic84@gmail.com 00224664379620




