L’excision est devenue de nos jours un sujet qui préoccupe les autorités, les institutions internationales, les ONG et même certaines familles. La lutte contre cette pratique devient de plus en plus intense à travers les sensibilisations, les sanctions mais, jusqu’à présent le défit reste à relever.
C’est dans ce sens que, l’ONG Jacquie pour le bonheur des enfants et la mère
en collaboration avec global Médias compaing To End FGM , plan international et Comité inter Africain a organisé ce mardi 9 août 2022 à Conakry ,une causerie éducative entre femmes et jeunes femmes pour parler de méfait de l’excision. Pour cette ONG, l’excision n’a aucune avantage pour la femme.
A travers cette causerie elles ont échangé entre eux.
Celles qui ont subi l’excision ont compris que ce n’est pas de leur faute. Parce certaines ont été forcées et d’autres sont allées par curiosité. C’est une chose que la communauté les a imposé.
« Moi, ce n’est pas parce que j’ai étais excisée que c’est obligatoire que ma fille ou ma jeune sœur soit exciser. Voilà des choses que, les femmes doivent comprendre pour faire comprendre aux hommes et aux parents que l’excision n’a rien d’avantageux dans la vie de la femme », indique Liliane Haba la présidente de la dite ONG.
Coutume et l’excision
« Nous pouvons nous parler ou aller vers les autres femmes les parler avec tout le respect pour leur faire comprendre que l’excision n’est pas bonne. »
Religion et l’excision
A en croire à Liliane Haba, il y a beaucoup de religieux qui sont en train de rejoindre le combat parce qu’ils ont compris.
« S’agissant de la bible aucun verset ne soutient l’excision et la même chose aussi pour le coran. Donc, aucune religion ne parle de l’excision. » En justifiant sa raison, elle dira « L’excision a été imposée par l’homme pour garder sa femme. C’est une sorte de jalousie qui ne peut pas être une base culturelle », martèle l’activiste.
Liliane Haba, préfère qu’on envoie les jeunes filles dans la Forêt ou dans les lieux de culte pour les apprendre comment se comporter sexuellement dans la société sans couper le clitoris « je suis prête à accompagner ce combat, parce que l’Afrique est reconnue par la bonne éducation de ses enfants », déclare-t-elle.
Saïdou Diallo onetopic84@gmail.com 00224664379620



