Votre quotidien électronique dans sa dernière version, a interrogé Me Alseny Sall responsable communication de l’organisation guinéenne des droits de l’homme et des citoyens (OGDH). Avec lui, nous avons abordé le cas de l’ancien président de la ceni, ancien député, Louceny Camara décédé en détention. Et, aussi, la question du procès des massacres du 28 septembre 2009 prévu pour bientôt a été également abordée.
Chers lecteurs, comme nous l’avons promis de vous livrer l’information dans toute sa dimension, nous vous souhaitons une bonne lecture.
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Loupeguinee . Louceny Camara est mort en détention sans justice, et pourtant Colonel Mamady Doumbouyah avait promis que nous n’allons pas commettre les erreurs du passé. Quelle est votre réaction en tant qu’acteur des droits de l’homme?
Sall Alseny : C’est avec beaucoup de tristesses que nous avons appris le décès de monsieur louceny Camara ,il était poursuivit pour des faits présumés de détournement de deniers publics. Il avait été placé sous mandat de dépôt et très malheureusement il est décédé dans des conductions déplorables. C’est vraiment triste, on estime que monsieur Camara en dépit de son inculpation bénéficiait du principe de la présomption d’innocence. Du coup, il n’a pas encore été déclaré coupable par un tribunal, des faits qu’on lui reprochait.
Une personne pour nous privée de sa liberté ne pas privée de tous ses droits, il avait droit a des soins appropriés en fonction de son statut de malade détenu à la maison centrale.
Qu’est que vous demandez à la justice guinéenne sur ce meurtre?
Nous demandons à la justice de situer toutes les responsabilités sur les circonstances ayant conduit à son décès. Une personne poursuivit est présumée innocente tant qu’elle n’est pas encore jugée.
Ce que nous regrettons souvent en Guinée, c’est le recours systématique à la détention pour toutes les personnes qui sont poursuivies pour des faits de délis ou des crimes. Même si parfois ces personnes peuvent représenter des garanties leur permettant d’être placer sous contrôle judiciaire on constate un refus. Nous estimons que le recours systématique à la détention pour tous les cas n’est pas la solution.
Le droit dit, le principe c’est la liberté, ‘l’exception c’est la détention tant qu’il y a des possibilités d’inculper de placer sous contrôle judiciaire en attendant l’organisation du procès
Des détenus sont susceptibles de subir le même sort que l’ancien président de la ceni. Avez-vous une solution pour empêcher cela?
C’est une situation inquiétante. Il y a d’autres personnes qui sont à la maison centrale de Conakry qui se trouveraient dans la même situation.
Ce que nous recommandons, c’est d’accélérer les procédures judiciaires contre ces personnes et organiser leurs procès pour qu’ils soient situer sur leur sort.
Il y a une question d’honneur qui se pose et du réputation de la justice. Il faut faire en sorte que ces personnes qui sont privées de liberté bénéficient des autres droits notamment le droit à la santé en fonction de leur statut.
Nous nous estimons encore, que toute personne qui peut représenter des garanties nécessaires permettant de les placer sous contrôle judiciaire en attendant leurs procès c’est aussi une solution alternative qu’il faut envisager, pour ressortir le visage humain de la justice guinéenne.
Le procès des massacres du 28septembre 2009 est prévu pour bientôt. Vous en croyez en cette promesse du gouvernement?
Pour le moment nous ne pouvons pas vous assurer que ce procès aura lieu, toutefois, nous saluons l’engagement des autorités et comptons les accompagner pour l’organisation matérielle de ce procès.
Un procès où on peut garantir la sécurité de l’ensemble des parties civiles que nous nous représentons dans le dossier.
Interview réalisée par Ramata Diallo onetopic84@gmail.com 00224664379620



