Des tirs à l’arme lourde ont été signalés dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou. La Radiodiffusion Télévision du Burkina a brièvement suspendu ses émissions avant de les reprendre peu après. La nouvelle intervient après que l’armée burkinabé ait subi de graves pertes ces dernières semaines.
Selon le correspondant de la BBC à Ouagadougou, ” la ville est au ralenti même si les gens circulent normalement”. Les commerces et stations services sont fermés au centre-ville.
Selon une source sécuritaire contactée par notre correspondant, il s’agirait d’une mutinerie qui est partie d’une revendication de primes.
L’agence de presse Reuters rapporte que les coups de feu proviennent du camp principal de l’armée et de certains quartiers résidentiels de la capitale.
De nombreux tweets indiquent que l’armée est très présente et que certaines routes ont été bloquées.
Quelle est la réaction des autorités ?
Dans un communiqué rendu publique, la présidence du Burkina Faso ”invite les populations à observer la plus grande prudence et de rester calme face à certaines informations qui circulent notamment sur les réseaux sociaux.”
Le document parle d’une ”situation confuse créée suite à un mouvement d’humeur de certains éléments des Forces armées nationales.”
”Des pourparlers sont en cours pour ramener le calme et la sérénité. L’ennemi qui attaque notre pays ne souhaite que la division entre Burkinabè pour accomplir son action de déstabilisation”, peut-on lire dans le communiqué.
Le signal de la télévision d’État brièvement suspendu
La télévision publique du Burkina Faso a momentanément cessé de diffuser.
Des soldats sont présents le long de l’avenue principale menant à la présidence, et certaines zones proches des bâtiments de la radio nationale ont été restreintes.
Le Burkina Faso a connu un coup d’État militaire en janvier de cette année, le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba ayant pris le pouvoir.
Jeudi, des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de la ville de Bobo Dioulasso, dans l’ouest du pays, pour demander sa démission.
Les manifestants ont reproché à Damiba la gestion chaotique de la situation sécuritaire.
Des coups de feu dans d’autres casernes militaires
Un média local rapporte que des coups de feu ont été entendus dans d’autres casernes militaires situées dans des villes du Burkina Faso.
Le site d’information, Actualite Burkina Faso, n’a pas nommé ces villes.
Les premières informations faisaient état de tirs nourris en provenance de la principale caserne militaire de la capitale, Ouagadougou.
L’accès aux bâtiments proches de la radio nationale a été restreint.
BBC Afrique



