Elle est d’abord imaginée en 1976 par le musicien américain Joel Cohen qui travaillait alors pour France Musique.
Cohen proposait pour cette chaîne des « Saturnales de la musique » pour le 21 juin et le 21 décembre lors des deux solstices. Il voulait que les groupes de musiques jouent le 21 juin au soir, jour de l’été boréal.
Le projet de Cohen a été réalisé le 21 juin 1976 dans l’Ouest parisien et à Toulouse. Dans un reportage consacré à l’origine de la Fête, diffusé par la télévision suisse romande, le 21 juin 2015, Jack Lang a remercié Joel Cohen pour son idée.
Le 10 juin 1981, André Henry, nommé dans le nouveau ministère du Temps libre, organise la « Fête de la musique et de la jeunesse » pour célébrer l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir et le discours du 10 juin 1936 de Léo Lagrange sur les loisirs.
Ce concert gratuit réunissant environ 100 000 personnes place de la République avec Jacques Higelin et Téléphone inspire Jack Lang pour créer une fête musicale populaire, la « Fête de la musique ». Jack Lang, alors ministre de la culture et Maurice Fleuret, directeur de la musique et de la danse du ministère, également influencés par Cohen, donnent ainsi l’impulsion décisive à l’événement et la première fête nationale est célébrée le 21 juin 1982.
En 2011, cette fête s’est complètement internationalisée : en moins de trente ans, elle est reprise dans 110 pays sur les cinq continents (dès 1985 en Europe) et les deux hémisphères, avec plus de 340 villes participantes dans le monde (parmi les dernières en date, la ville de Bogotá depuis 2012.
En 2014, le site français recense plus de 120 pays ayant repris cette manifestation musicale[8].
Choix du 21 juin
La date du 21 juin a été choisie parce qu’elle coïncide le plus souvent avec le solstice d’été (donc le jour le plus long de l’année, ou la nuit la plus courte pour ceux qui festoient jusqu’à l’aube.
La coïncidence avec l’été symbolise le sacre de la nature à travers cette journée festive, à l’image des fêtes païennes dédiées à la nature ou aux moissons durant l’Antiquité (dont les fêtes de la Saint-Jean, des fêtes populaires où un grand feu était allumé toute la nuit le soir du 24 juin, date traditionnelle de fin des plus longs jours de l’année, et qui ont existé en France jusque dans les années 1990, où la plupart des feux ont été interdits pour des raisons de sécurité et souvent aussi à cause de la législation destinée à éviter les incendies dans des zones soumises à des restrictions d’eau ou de protection de l’environnement).
Des fêtes similaires existaient également dans les pays nordiques à cette période de l’année où le soleil ne se couche jamais (par exemple, à Saint-Pétersbourg, les nuits blanches où on célèbre les arts sous toutes leurs formes).
Cette idée a été reprise en France plus tard avec la Nuit Blanche, fêtée lors du premier week-end d’octobre, peu après l’équinoxe, moment où la nuit devient plus longue que le jour.
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