Installé en 1902, le chemin de fer de conakry présente une image dégradée et vétuste. C’est pourquoi, la proximité des citoyens à cette voie pour les trains qui traversent la ville de Conakry, est une préoccupation majeure.
De la commune de Kaloum jusqu’à la sortie de la capitale, en traversant les autres commune, à des endroits ciblés, sont aperçus, des lieux de regroupement des personnes non loin du chemin de fer.
Si ce n’est pas dans les marchés, c’est dans des points de service des Motos taxis ou encore sur les transversales où le risque de collision entre trains et voitures est très élevés.
Souvent, en pleine circulation sur les transversaleles, des voitures patinent entre les rails dans les embouteillages pendant que les trains s’approchent.
C’est un problème qui inquiète des surveillants de ces voies ferroviaires.
Facinet Camara, agent de garde barrière au kilomètre 13 sur la transversale Bambeto-Aéroport (château rails) n’apprécie pas le comportement de certains usagers de cette partie notamment, des conducteurs de motos qui profitent dit-il pour traverser pendant que le train s’approche. 

<< j’ai barré l’autre fois une zone à risque mais les motards ont enlevé la barrière. >>
Des citoyens interrogés, accusent le mauvais positionnement des chemins de fer à Conakry dont l’état infrastructurel a commencé à dépérir depuis le deuxième régime. <<Ces chemins de fer ne se trouvent pas aux bons endroits.>> dit une femme trouvée au marché de Cosa dans la commune de Ratoma. 
Une approche tout à fait différente chez Aboubacar Camara coordinateur national des cheminots de Guinée qui estime que les guinéens ne considèrent pas le chemin de fer. Ainsi, il faudrait selon lui,
« sensibiliser la population aux dangers liés aux accidents ferroviaires et trouver des espaces publics pour les femmes dans des marchés afin de libérer les artères du chemin de fer. »
En dehors du simple passage des trains,
le secteur du chemin de fer peut être hautement économique et profitable pour tous les guinéens. Pour y arriver, la Guinée doit <<nécessairement avoir son propre chemin de fer>>, ajoute le coordinateur national des cheminots de Guinée.
En cette période des grandes pluies, les voies ferroviaires sont généralement inondées soit par des eaux usées ou de pluies. Chose que déplore Aboubacar Camara << il faudrait que les points de contrôle soient installés tout au long des rails mais également, mettre les moyens à la disposition des organisations de ce secteur pour faire le suivi. >>
Depuis leurs ( les chemins de fer ) installation en 1902, par les entreprises étrangères, aucun changement minime qu’il soit, n’a été opéré sur les voies ferroviaires guinnéennes en terme d’amélioration de la qualité de l’infrastructure. Ce qui occasionne plus souvent, de déraillements de trains dans la capitale guinéenne avec à la clef des dégâts matériels et humains.
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