« Lorsque le premier ministre Bah Oury a été nommé, j’ai félicité qu’on est choisi un ancien des forces vives. Quelqu’un qui s’était battu à l’époque, moi je n’étais pas encore dans la politique.
Il était tout jeune à l’époque et il s’est battu pour la restauration de la démocratie en Guinée et je l’ai rencontré aux forces vives.
Nous avons menés le combat ensemble en 2009 et 2010, pour le retour à l’ordre constitutionnel. Pour moi prendre un homme politique de ce gabarit comme premier ministre signifiait que le premier ministre aurait incarné les mêmes valeurs que celles qu’il défendait au sein des forces vives.Mais lorsqu’il a fait l’interview sur rfi pour annoncer un possible glissement j’ai pris position également. J’ai dit que c’est inquiétant parce je n’attends pas ça de lui et tout glissement qui doit être envisagé en Guinée, en raison de l’accord entre la CEDEAO, la classe politique et le CNRD.
Il est évidemment admis que la transition doit finir en décembre de cette année et que s’il y a un glissement, ça doit être discuté avec les forces politiques et que le premier ministre a été imprudent de faire une telle déclaration.
Et, quand j’ai écouté sa récente sortie j’ai compris qu’il va très loin. Des projets qu’il annonce dans 4 ans pour la Guinée et je dis le premier ministre veut rester 4 ans, le gouvernement ne veut pas partir.
Nous sommes à la fin de la transition mais il est évidemment que si nous voulons maintenir la paix dans ce pays, la stabilité dans ce pays et Bah Oury le sait.Il sait ce qui a amené la tragédie du 28 septembre, c’est justement cette question de transition et donc si jamais il y a des problèmes un jour, Bah Oury pourrait se retrouver comme responsable, parce que nous nous n’avons pas encore entendu le CNRD, mais venant du premier ministre qui a été nommé par le CNRD, c’est inquiétant.
Moi, je crois que ce qu’il y a à faire en Guinée c’est le respect des engagements qui ont été pris. Jusqu’à présent moi je ne dis rien concernant le général parce que quand je vois son interview avec Alain Foca, il a été très clair en disant c’est la parole d’un officier, il partira à la fin de la transition et le porte-parole du gouvernement l’a dit 1000 fois qu’il ne restera pas un jour de plus mais le discours du premier était contraire à ces assertions. »
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