Au tribunal criminel de Dixinn délocalisé à Kaloum pour le procès des massacres du 28 septembre 2009, la phase de réquisitions et plaidoiries est dans une allure très importante.
Ce lundi 20 mai , les avocats de la partie civile continue à enfoncer les accusés. Me Kabinet Kourala Kéita, dans sa narration évoque la tentative d’évasion du capitaine Dadis et ses coaccusés en ces termes.
« Un président qui cherche à s’évader ? C’est inacceptable. Mais est-ce que connaît le sens de l’évasion ? S’évader, c’est de se soustraire à la justice de son pays, c’est de se soustraire à la rigueur de la loi, c’est de se soustraire à sa responsabilité, c’est de fuir sa responsabilité. Mais c’est extraordinaire. Si j’étais à sa place, il est absolument certain que celui qui est venu chercher à me faire évader…”.
Voilà les propos qui ont allumé la colère de l’ancien président du CNDD à la barre depuis le depuis du procès des massacres du 28 septembre 2009.
Sans laisser l’avocat terminer, il l’interrompe en demandant la parole au président du tribunal. Sans attendre l’autorisation il se lève et dit
avec force un ton tonique “Vous avez la haine. Vous n’êtes pas un spécialiste. On est dans un cas spécial. Vous n’allez pas vous arrêter et dire des paroles insensées. C’est insensé. Regardez-moi ça. Vous étiez là-bas ?”
Le juge Ibrahima Sory 2 Tounkara a réussi à maîtriser le capitaine qui était sur ses nerfs.
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