Depuis au début des temps, il y a un problème qui n’est toujours pas résolue entre agriculteurs et éleveurs.
En Guinée, les plaintes n’en finissent au niveau des tribunaux du pays soit du côté éleveurs ou agriculteurs mais sans suite. Conscient du danger de ce phénomène social, le ministre de la justice guinéen pense que « Le conflit entre agriculteurs et éleveurs est pratiquement cyclique dans notre pays. Il constitue également un facteur préoccupant de troubles à l’ordre public. Ses facteurs déclenchent la violence de sorte que, quelques fois, la victime semble être poursuivie et on a l’impression que le préjudice qu’elle subit échappe à l’autorité judiciaire », dit-il.
Comment ce conflit est engendré ?
Le ministre Kairaba Kaba dira « Il y a deux éléments à prendre en compte. Ce sont des animaux qui sont venus détruire un champ. Ce champ est le fruit du labeur de l’agriculteur. Alors, que se passe-t-il ? Dans sa colère, dans sa réaction immédiate et instantanée, l’agriculteur, souvent, que de porter son préjudice et réclamer réparation devant les juridictions, se livre à des réactions inappropriées. Soit on abat l’animal, soit on agresse physiquement son propriétaire au point de provoquer des blessures quelques fois mortelles.
C’est ce qui amène les juridictions, dans l’examen de ces procédures, que le non initié voit que c’est l’agriculteur qui est poursuivi devant les juridictions. Il y a aussi la question de la pression foncière croissante, d’abattage et de vol de bétail », précise-t-il.
Dans tous les cas poursuit le ministre, « je ne serai pas loquace sur cette question, étant entendu que les dispositions légales existent, la justice ne fait que les appliquer. Il s’agit des dispositions contenues dans les Codes (pénal, de procédure pénal, de l’élevage, rural, etc.). Les conflits sont de nature différente d’une localité à une autre.
En la matière, nous avons une approche individualisée, en application de la politique du gouvernement. Mais mon département effectue des démarches et analyses, depuis ma prise de fonction, pour en mesurer l’impact sur la paix et la cohabitation d’une importante frange de la communauté.
Au-delà du droit pénal, il faut une étude que j’appelle monographique selon les régions et leurs diverses localités »,explique le ministre de la justice devant les conseillers nationaux de la transition.
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