Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 6 février 2025 au siège de son parti à Conakry, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono, a abordé plusieurs questions d’actualité sociopolitique et économique du pays. Parmi les sujets évoqués, il a notamment réagi à l’immersion gouvernementale dans les régions profondes de la Guinée. Contrairement à certaines opinions, il estime que cette initiative n’était pas justifiée, notamment après l’échec de la première immersion.
“Je ne pense pas que, après la première immersion, les Guinéens de Koumandou, Djéké, Kouankan, Kourémalé ou Dougountouni aient réellement perçu quelque chose de concret suite au passage du gouvernement. Si nous avons apprécié la première immersion, c’était parce que nous dénonçons constamment le fait que la Guinée se limite souvent à Kaloum, avec peu de projets significatifs dans le reste du pays. Ainsi, lorsque le gouvernement a été envoyé dans les régions pour cette immersion, nous l’avons saluée.
Mais, puisque les résultats n’ont pas suivi, et après avoir moi-même parcouru la Guinée à deux reprises en 2022 et 2023, j’ai constaté des centaines d’écoles dans un état de délabrement avancé”, a déclaré Dr Faya Millimono, déplorant ainsi l’utilisation des fonds pour cette tournée au lieu d’investir dans la rénovation d’infrastructures essentielles comme les écoles.
Il a ensuite suggéré que ces fonds auraient été mieux employés pour la construction de nouvelles écoles ou la rénovation de celles en état critique, surtout en région. De plus, il a proposé que ces sommes soient allouées à la création de centres de santé ou à l’amélioration des infrastructures routières.
Profitant de l’occasion, le président du BL a également formulé des recommandations au gouvernement dirigé par Bah Oury. “La première recommandation concerne la publication des rapports d’enquête qui nous ont été promis. Après la sortie de l’ex-président Alpha Condé, une commission d’enquête avait été annoncée pour enquêter sur les crimes de sang commis durant ses 11 ans de pouvoir. Nous attendons toujours ce rapport.
À N’zérékoré, par exemple, il y a eu un drame le 1er décembre, et il y a une grande différence entre les chiffres fournis par les autorités et ceux rapportés par la société civile et les défenseurs des droits de l’homme. Nous avons vu récemment, à travers les médias, des images du dépôt officiel du rapport d’enquête sur les événements de N’zérékoré. Le peuple guinéen a besoin de connaître la vérité”, a-t-il insisté.
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