Le Sahel marque un tournant majeur dans ses relations avec l’ancienne puissance coloniale. Mardi , le Mali a suivi les traces du Burkina Faso et du Niger en annonçant son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), un acte symbolique qui montre clairement une volonté de rompre avec l’influence de la France dans la région.
Le ministère malien des Affaires étrangères a justifié cette décision par le fait que l’organisation va à l’encontre des principes fondamentaux du pays, notamment la souveraineté nationale. Ce geste s’inscrit dans une série de décisions similaires prises par le Burkina Faso et le Niger, eux aussi dirigés par des régimes militaires, et qui ont choisi de se détourner de la France pour restaurer leur indépendance.
Les trois pays, membres fondateurs de l’OIF, ont exprimé leur mécontentement face aux sanctions jugées sélectives de l’organisation, dénonçant son rôle perçu comme étant trop politisé et aligné avec les intérêts de la France. Pour ces nations, l’OIF est désormais vue comme un outil de pression, incompatible avec leur volonté de souveraineté.
Ce retrait survient dans un climat de tensions croissantes entre le Sahel et la France, tandis que les dirigeants militaires de la région cherchent à renforcer leurs liens avec la Russie. De plus en plus de symboles du passé colonial sont effacés, avec le déboulonnage de statues et le changement des noms de rues autrefois dédiées à la France. Le Sahel semble désormais résolu à reprendre son destin en main.
L’annonce du Mali scelle ainsi l’alliance d’un trio déterminé à revendiquer sa souveraineté face à ce qu’il perçoit comme une ingérence étrangère. Ce mouvement pourrait bien redéfinir les relations entre l’Afrique et la France, tout en renforçant les alliances avec des acteurs internationaux comme la Russie.
00224623813202
Onetopic84@gmail.com



