La presse guinéenne est en deuil. Le vendredi 15 août, Daouda Taban Sylla, journaliste talentueux et engagé, s’est éteint à Tunis, des suites d’une maladie. Il laisse derrière lui une carrière prometteuse, interrompue trop tôt, et une profonde tristesse dans les cœurs de ceux qui l’ont connu.
Ce mercredi, un hommage national a été organisé à l’hôpital sino-guinéen de Conakry. Une foule nombreuse s’y est recueillie : membres de la famille, amis proches, confrères de la presse, représentants de l’État, dignitaires religieux… Tous unis par la même douleur, mais aussi par la volonté de saluer la mémoire d’un homme dont la discrétion contrastait avec la force de son engagement.
Journaliste respecté, Daouda s’était imposé par la qualité de son travail, son professionnalisme et son sens aigu de l’éthique. Il faisait partie de cette génération de journalistes qui croient encore au pouvoir de l’information juste et à la responsabilité de la presse.
Mais ce que beaucoup retiendront de lui, c’est avant tout l’homme.
> « Ce n’était pas seulement un collègue, c’était mon frère. Toujours à l’écoute, toujours prêt à aider, même quand lui-même n’allait pas bien. Daouda, c’était la gentillesse incarnée », confie avec émotion Ibrahima Sory Diallo, ami et confrère de longue date.
À travers les hommages, les témoignages, les larmes aussi, se dessine le portrait d’un homme humble, mais profondément engagé. Un journaliste qui avait encore tant à dire, tant à donner.
Daouda Taban Sylla n’est plus, mais il restera présent. Dans les mémoires, dans les écrits, dans l’inspiration qu’il continuera de transmettre à celles et ceux qui marchent sur ses traces.



