La récente suspension des partis politiques guinéens RPG Arc-en-ciel (RPG-AEC) et Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique nationale.
Interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 27 août à Conakry, Aboubacar Soumah, coordinateur national de l’Alliance des Forces Patriotiques (AFP) et ancien maire de Dixinn, a estimé que cette décision des autorités guinéennes était « bien fondée ».
Selon lui, les deux principales formations politiques concernées ne respecteraient pas les exigences légales encadrant le fonctionnement des partis politiques en Guinée. « La charte des partis politiques n’a pas été élaborée sous le régime du Général Mamadi Doumbouya. Elle existait bien avant, et ses dispositions sont claires », a-t-il souligné.
L’opposant dénonce notamment l’absence de congrès réguliers au sein du RPG-AEC et de l’UFDG, une exigence statutaire selon la législation en vigueur. « Depuis sa création, le RPG n’a jamais tenu de congrès national. À l’UFDG, le dernier congrès remonte à 2015 », a-t-il déclaré, pointant un « déficit de gouvernance interne » au sein de ces partis.
Il a également rappelé les obligations légales auxquelles doivent se conformer les formations politiques, notamment la tenue d’un congrès au moins tous les cinq ans, la transparence financière, l’existence d’un compte bancaire, ainsi qu’un registre des donateurs. « Lorsqu’un parti ne répond pas à ces critères, le MATD est en droit de le placer sous observation, de le suspendre ou, en dernier recours, de le dissoudre », a-t-il conclu.
La conférence de presse a également été l’occasion pour l’AFP d’annoncer de nouvelles adhésions dans ses rangs, marquant ainsi sa volonté de renforcer sa position sur l’échiquier politique national.
Conakry 27 août 2025
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