L’Agence Guinéenne d’Évaluations Environnementales (AGEE) a présenté ce vendredi, lors d’une conférence de presse à Conakry, ses missions et ses priorités dans un contexte marqué par la pression croissante sur les ressources naturelles du pays et les impacts du changement climatique.
Seydou Cissé, directeur général de l’AGEE, a rappelé que l’agence a pour mandat d’évaluer les impacts environnementaux et sociaux de tout projet de développement – qu’il soit minier, industriel, urbain ou agricole – avant sa mise en œuvre.
« Notre rôle est de veiller au respect des normes environnementales et à la préservation du patrimoine naturel de la Guinée », a-t-il affirmé.
Des missions élargies
L’AGEE est notamment chargée de l’analyse des études d’impact environnemental et social (EIES), du suivi des projets approuvés, ainsi que du contrôle du respect des engagements pris par les promoteurs. L’agence s’investit également dans le renforcement des capacités nationales et locales en matière de gestion environnementale, et dans la sensibilisation des populations, y compris les communautés rurales.
Des défis majeurs
Le directeur général a souligné les principaux enjeux auxquels la Guinée doit faire face : déforestation accélérée, urbanisation rapide, gestion insuffisante des déchets solides et liquides, impacts du changement climatique et manque de coordination entre institutions.
Les priorités stratégiques
Pour répondre à ces défis, l’AGEE entend agir sur plusieurs leviers :
renforcement du cadre réglementaire et technique ;
digitalisation des procédures ;
décentralisation et renforcement des capacités régionales ;
partenariats stratégiques avec divers acteurs ;
mobilisation citoyenne et éducation à travers des campagnes dans les écoles, les marchés et les zones rurales.
L’agence insiste aussi sur l’importance du suivi post-évaluation et du contrôle rigoureux des projets.
Appel à une mobilisation collective
M. Cissé a lancé un appel à l’implication des médias, des entreprises, des institutions et des citoyens afin de bâtir une gouvernance environnementale plus inclusive. Il a enfin salué les avancées en matière de protection de l’environnement inscrites dans le projet de nouvelle constitution.



