Un incident frontalier impliquant les forces armées guinéennes et sierra-léonaises a ravivé les tensions entre la Guinée et la Sierra Leone, selon un communiqué publié mardi par le gouvernement sierra-léonais.
Les autorités de Freetown accusent des éléments du Groupement des forces spéciales (GFS) guinéen d’avoir franchi la frontière le lundi 23 février et pénétré dans la localité de Kalieyereh, située dans le district de Falaba, au nord de la Sierra Leone.
Arrestations contestées
D’après le communiqué officiel, les forces guinéennes auraient procédé à l’interpellation de plusieurs membres des forces de défense et de sécurité sierra-léonaises, dont un officier. Freetown affirme que l’opération s’est déroulée sur son territoire souverain.
Les personnes arrêtées auraient ensuite été transférées de l’autre côté de la frontière, en territoire guinéen, selon les autorités sierra-léonaises.
Recours aux canaux diplomatiques
Face à cet incident, le gouvernement sierra-léonais indique avoir saisi des organisations régionales et sous-régionales, tout en privilégiant une approche diplomatique pour résoudre la situation. Des démarches officielles auraient été engagées auprès de Conakry afin de localiser les militaires interpellés et d’obtenir leur « libération sûre et inconditionnelle ».
Par ailleurs, une mission d’enquête a été dépêchée sur les lieux afin d’établir les circonstances exactes des faits.
Silence des autorités guinéennes
À ce stade, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités guinéennes concernant les accusations formulées par Freetown.
Les frontières entre les deux pays ont déjà été le théâtre de différends ponctuels par le passé, notamment liés à des questions de délimitation territoriale et de sécurité transfrontalière.
Conakry 25 février 2026
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