Le gouvernement guinéen a prononcé la dissolution de quarante formations politiques pour « manquement à leurs obligations légales », selon un arrêté publié vendredi par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé.
La décision entraîne la disparition juridique immédiate des partis concernés, qui perdent leur personnalité morale ainsi que leur statut légal. En conséquence, toute activité politique menée en leur nom est désormais interdite sur l’ensemble du territoire national, ainsi que dans les représentations diplomatiques de la Guinée à l’étranger.
Dans son arrêté, le ministère précise également que l’utilisation des sigles, logos, emblèmes ou tout autre signe distinctif de ces formations est désormais prohibée.
Les sièges nationaux et les représentations locales des partis dissous seront placés sous scellés par les autorités. Par ailleurs, l’ensemble de leurs biens et actifs est placé sous séquestre de l’État. Un curateur devra être nommé pour assurer la gestion et la dévolution de ce patrimoine.
Pour assurer l’application de cette mesure, le ministère a chargé plusieurs institutions administratives et sécuritaires de son exécution, notamment la Direction générale des affaires politiques, la Direction générale des élections, la police nationale, la gendarmerie, ainsi que les gouverneurs et préfets à travers le pays.
Cette dissolution massive intervient dans un contexte politique sensible, alors que la Guinée se prépare à organiser des élections législatives et communales prévues le 24 mai prochain.
Plusieurs partis majeurs figurent parmi les formations concernées, dont l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) et l’Union des forces républicaines (UFR).
Conakry 7 mars 2026
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