En Guinée, les autorités poursuivent la réforme du système politique avec la mise en place d’un nouveau dispositif d’évaluation des partis politiques.
Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a lancé, le 9 avril 2026, les travaux d’élaboration d’un manuel destiné à encadrer ce processus. Portée par la Direction générale des affaires politiques, cette initiative vise à renforcer la transparence, l’équité et la crédibilité dans le suivi des formations politiques.
Cette réforme s’inscrit dans la continuité de l’évaluation menée en 2024, dont les conclusions avaient mis en évidence des insuffisances dans les critères et les procédures existants. Le futur document ambitionne ainsi de servir de référence unique, harmonisant l’ensemble des règles administratives et techniques applicables.
Les autorités ont opté pour une approche inclusive. Des représentants de plusieurs institutions publiques participent aux travaux, notamment le ministère de la Justice, la Cour des comptes et la Direction générale des élections. Des experts indépendants ainsi que des universitaires de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia sont également associés à la réflexion.
Selon les responsables du projet, cette démarche répond aux recommandations formulées par des partenaires internationaux, dont le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qui avaient appelé à une meilleure structuration et à une centralisation des mécanismes d’évaluation.
Le directeur général des affaires politiques, Soumaïla Dioubaté, a indiqué que le manuel servira de guide pratique détaillant les critères d’évaluation, afin de faciliter la compréhension du processus par les acteurs politiques.
De son côté, le ministre de l’Administration du Territoire, Ibrahima Kalil Condé, a insisté sur le fait que cette réforme ne vise pas à restreindre les libertés fondamentales, mais à promouvoir un environnement politique plus transparent et équilibré.



