Le gouvernement guinéen a annoncé l’octroi d’un délai supplémentaire aux entreprises locales concernées par l’interdiction des emballages et objets en plastique à usage unique, une mesure destinée à accompagner la transition vers une économie moins dépendante du plastique.
Lors d’une conférence de presse tenue lundi à Conakry, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a expliqué que cette période transitoire vise à permettre aux industriels de s’adapter progressivement à la nouvelle réglementation environnementale.
« Un délai a été accordé aux unités de production afin de leur permettre d’écouler les stocks existants et d’amortir une partie des investissements déjà réalisés », a déclaré le ministre.
Une transition vers le « zéro plastique »
Cette réforme, engagée depuis plusieurs mois par les autorités guinéennes, prévoit l’interdiction de la fabrication, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des plastiques à usage unique. L’objectif affiché est de réduire significativement la pollution générée par ces déchets, particulièrement visible dans les centres urbains du pays.
Selon Aboubacar Camara, les effets de cette politique commencent déjà à se faire sentir sur le marché national.
« C’est pourquoi vous avez constaté depuis quelque temps la cherté, voire la rareté, des sachets plastiques dans le pays », a-t-il souligné.
Fermeture annoncée de la décharge de Dar-es-Salam
Le ministre a également annoncé la fermeture de la décharge de Dar-es-Salam dans un délai de six mois. Situé au cœur de la capitale guinéenne, ce site est depuis plusieurs années au centre des préoccupations environnementales et sanitaires.
« On ne peut pas se permettre de laisser cette décharge à ciel ouvert au cœur de Conakry avec toutes les conséquences que nous connaissons », a affirmé le responsable gouvernemental.
Un enjeu environnemental majeur
Face à la prolifération des déchets plastiques qui encombrent les espaces urbains et menacent les écosystèmes aquatiques, les autorités guinéennes réaffirment leur volonté de renforcer les politiques de protection de l’environnement.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer la gestion des déchets et à réduire l’empreinte écologique du pays, alors que plusieurs États africains multiplient les initiatives pour limiter l’usage des plastiques à usage unique.
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Marlyatou Sall



