Les principaux porte-paroles de la présidence et du gouvernement guinéens ont rencontré, ce mercredi 19 août, des représentants de la presse nationale et internationale pour échanger sur la circulation de l’information publique et les conditions d’accès des journalistes aux sources officielles.
Autour de la table figuraient le ministre secrétaire général et porte-parole de la présidence, le général Amara Camara, le conseiller personnel du chef de l’État et porte-parole adjoint de la présidence, Thierno Mamadou Bah, le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique et porte-parole du gouvernement, Faya François Bourouno, ainsi que le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat et porte-parole adjoint du gouvernement, Moussa Moïse Sylla.
Au cours de cette rencontre, les responsables gouvernementaux ont réaffirmé leur engagement à garantir la liberté de la presse et à faciliter l’accès des professionnels des médias à l’information publique et aux documents administratifs, présentés comme des outils essentiels à l’information des citoyens.
Transparence et digitalisation au cœur des échanges
Les discussions ont également porté sur la transparence de l’action administrative. Les responsables ont notamment mis en avant la digitalisation des procédures, la traçabilité des dépenses publiques, ainsi que les principes de redevabilité et de responsabilité des cadres et agents de l’administration à tous les niveaux.
Pour les autorités, l’objectif affiché est de renforcer la transparence de la gestion publique et de faciliter l’accès des citoyens et des médias aux informations relatives au fonctionnement de l’État.
Le général Amara Camara a, par ailleurs, annoncé la mise en place d’un contact plus régulier entre les autorités et la presse. Il s’est engagé, au nom de ses collègues, à maintenir un dialogue permanent avec les journalistes, avec notamment l’organisation d’une rencontre tous les deux mois.
Moussa Moïse Sylla et Thierno Mamadou Bah auront la responsabilité d’assurer le suivi de ce cadre d’échanges. Des rencontres spécifiques avec les responsables des différents départements ministériels devraient également être organisées en fonction de l’actualité nationale.
La Maison centrale de Conakry appelée à disparaître
La rencontre a aussi été l’occasion pour les porte-paroles d’aborder plusieurs sujets d’actualité, notamment le transfert de détenus de la Maison centrale de Conakry vers la prison civile de Coyah.
Selon le porte-parole du gouvernement, Faya François Bourouno, cette opération s’inscrit dans le cadre du projet d’urbanisation de Conakry.
Il a annoncé la démolition complète de la Maison centrale de la capitale et sa délocalisation vers Yérogoguiya.
« La Maison centrale de Conakry sera entièrement démolie et délocalisée à Yérogoguiya, qui abritera la maison d’arrêt de Grand Conakry », a déclaré le ministre.
Les autorités ont également assuré que des dispositions avaient été prises pour créer des conditions jugées adaptées à l’accueil des détenus transférés à la prison civile de Coyah.
Cette question intervient dans un contexte où les politiques d’aménagement et de modernisation de l’agglomération de Conakry occupent une place importante dans l’action des autorités guinéennes.
Un rendez-vous désormais fixé tous les deux mois
À travers cette rencontre, la présidence et le gouvernement disent vouloir institutionnaliser davantage leurs échanges avec les médias, dans un souci affiché de fluidifier la circulation de l’information officielle.
La prochaine rencontre avec la presse est annoncée pour le 19 octobre 2026, conformément au rythme bimestriel présenté par les autorités.
Au-delà des annonces, ce nouveau cadre sera surtout attendu sur sa capacité à garantir un accès effectif, régulier et documenté des journalistes à l’information publique, dans un pays où les questions de liberté de la presse, de transparence et d’accès aux sources officielles restent au centre des débats sur la gouvernance.
Moussa Sampo
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