L’administration pénitentiaire guinéenne a annoncé, dimanche, le transfert d’Algassimou Diallo, détenu depuis le 27 août, de la Maison d’arrêt et de correction de Coyah vers celle de Macenta, dans le cadre de la gestion administrative des établissements pénitentiaires.
Dans un communiqué signé par le directeur national de l’Administration pénitentiaire et de la Réinsertion, Mamadou Gando Bah, les autorités précisent qu’Algassimou Diallo a été « inculpé et placé sous mandat de dépôt » le 27 août 2026 par le président de la Première Chambre pénale de la Cour suprême.
Le document indique que l’intéressé est poursuivi pour des faits qualifiés de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, de discrimination et de participation à une association de malfaiteurs.
Après son placement en détention, Algassimou Diallo avait été écroué à la Maison d’arrêt et de correction de Coyah. Il a ensuite été transféré, le 5 septembre, à la Maison d’arrêt et de correction de Macenta.
L’administration pénitentiaire affirme que ce transfert relève de la gestion administrative des établissements carcéraux et précise qu’Algassimou Diallo « demeure actuellement détenu en exécution du mandat de dépôt » pris à son encontre.
Une détention qui intervient dans un contexte sensible
L’annonce intervient alors que les questions liées à la justice, aux libertés publiques et aux conditions de détention restent particulièrement suivies en Guinée. Le communiqué de l’administration pénitentiaire ne fournit toutefois pas de détails supplémentaires sur les faits reprochés à Algassimou Diallo, ni sur les éléments retenus par la justice à ce stade de la procédure.
En l’absence d’une décision définitive de justice, les faits mentionnés dans le communiqué constituent des accusations et non une condamnation. L’intéressé bénéficie, à ce stade, de la présomption d’innocence.
Le transfert à Macenta ne modifie pas, selon l’administration pénitentiaire, le statut judiciaire d’Algassimou Diallo, qui reste détenu dans le cadre du mandat de dépôt délivré le 27 août.
À Conakry, l’administration pénitentiaire assure ainsi avoir simplement procédé à un changement de lieu de détention, sans annoncer de nouvelle décision judiciaire concernant le dossier.
Je peux aussi vous en faire une version plus incisive type Jeune Afrique/RFI/France 24, avec un titre plus accrocheur, chapô, intertitres et angle politique, tout en restant juridiquement prudent.

Saidou Diallo
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