Le tribunal de première instance de Labé a rendu, lundi 19 octobre 2026, son verdict dans une affaire impliquant 16 personnes poursuivies pour plusieurs infractions liées à la chicha. Si huit prévenus ont été relaxés pour des faits jugés non établis, d’autres ont été condamnés à des peines d’emprisonnement et à des amendes pouvant atteindre 500 000 francs guinéens.
Le verdict est tombé aux environs de 16 h 40, ce lundi, au tribunal de première instance de Labé, en Moyenne-Guinée. Au terme de l’examen du dossier, le président du tribunal, Boubacar 3 Barry, a statué sur les poursuites visant les 16 personnes placées sous mandat de dépôt le 8 octobre dernier.
Les prévenus étaient poursuivis pour différentes infractions, notamment le recel, la détention et la consommation de chicha dans des locaux à usage collectif, ainsi que le non-respect de certaines obligations relatives à l’interdiction de fumer dans les établissements concernés.
Huit prévenus relaxés
Dans sa décision, le tribunal a déclaré huit personnes non coupables des faits de recel et de consommation de chicha dans des locaux à usage collectif. Il s’agit d’Aissatou Diallo, Ousmane Diallo, Mamadou Tanou Sow, Amadou Gadjiko, Mamadou Alpha Diallo, Ibrahima Kalil Barry, Alghassimou Barry et Daouda Baldé.
En conséquence, ces huit prévenus ont été renvoyés des fins de la poursuite pour délit non établi.
Dix jours de prison et 500 000 GNF d’amende pour cinq prévenus
Pour les autres personnes poursuivies, le tribunal a distingué plusieurs responsabilités pénales.
Mamadou Mountagha Diallo, Amadou Dian Barry, Mamadou Aliou Diawara, Mamadou Founé Camara et Mamadou Habib Diallo ont été déclarés non coupables du délit de recel de chicha, mais reconnus coupables de consommation de chicha dans des locaux à usage collectif.
Pour ces faits, chacun a été condamné à dix jours d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens.
Deux responsables de bars condamnés avec sursis
Dans le même dossier, Albert Haba et Mamadou Adama Diallo ont été reconnus coupables du non-affichage de l’avis d’interdiction de fumer dans les locaux à usage collectif et du défaut d’aménagement d’une zone réservée aux fumeurs dans leur établissement.
Le tribunal leur a infligé chacun un mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 500 000 francs guinéens.
Cette décision distingue ainsi les infractions liées à la consommation de chicha de celles portant sur le respect des obligations imposées aux responsables des établissements accueillant du public.
Un mois de prison ferme pour Mamadou Mafouze Diallo
La sanction la plus lourde dans ce dossier a été prononcée contre Mamadou Mafouze Diallo.
Reconnu coupable de consommation de chicha dans des locaux à usage collectif, il a également été déclaré coupable de détention d’une substance psychotrope, désignée dans le compte rendu du dossier comme du « shite ».
Le tribunal l’a condamné à un mois d’emprisonnement ferme et à une amende de 500 000 francs guinéens.
Enfin, la juridiction a ordonné la confiscation et la destruction des objets placés sous scellés dans le cadre de la procédure.
Une décision qui distingue les responsabilités
À travers ce verdict, le tribunal de première instance de Labé a distingué les prévenus contre lesquels les infractions n’ont pas été établies de ceux reconnus coupables de consommation de chicha ou de manquements aux obligations encadrant les espaces collectifs.
Les peines prononcées vont de dix jours d’emprisonnement à un mois de prison ferme, avec des amendes de 500 000 francs guinéens par condamné. Deux responsables d’établissements ont, pour leur part, bénéficié de peines assorties du sursis.
Bailo Bah
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