À l’occasion de la journée internationale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains, le comité national de la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées (CNLTPPA) était face aux médias ce 7 août 2020 à Conakry. Objectif, rendre dynamique et concret le partenariat entre l’État et la société civil afin de mettre fin à cette pratique.
À entendre les défenseurs des droits humains, en Afrique, nombreux sont des jeunes hommes et femmes qui sont victimes des traites dont l’âge varie entre 13 et 45 ans. Ces personnes sont exposées à toutes sortes de menaces. Elles sont souvent confrontées à des difficultés très désolantes. Des abus sexuels, de l’exploitation, de tromperies sont entre autres les calvaires que ces personnes vulnérables rencontrent.
Selon le président du comité national de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées (CNLTPPA) en 2020 106 victimes ont été identifiées en Guinée. « Sur les 106 victimes, il y a deux victimes de traite à Doubaï et une fille qui a été victime en Italie et au kowete », a indiqué Aboubacar Sidiki Camara.
M. Camara a fait savoir que par ces victimes il n’y a deux cas identifiés à Dubreka, trois à Coyah précisément à Kountia et le reste c’est à Conakry.
« Elles ont été identifier à moins de trois mois d’activité », précise-t-il.
Pour Aissatou Baldé syndicat des travailleurs domestiques de Guinée, 110 victimes ont été identifiées en 2020 précisément dans la commune de Ratoma et matoto.
« Ces femmes sont convoyées de l’intérieur du pays par des personnes intermédiaires qui les promettent une vie meilleure à Conakry. Quand elles viennent, elles sont placées dans des familles d’accueils, elles n’ont aucun contact à Conakry, parfois, vous retrouvez ces jeunes filles ou garçons au niveau des marchés, ils n’ont pas des domiciles fixes. J’avoue qu’il y a la résignation au niveau de ces femmes. Elles ont peur de dénoncer, de s’exprimer au risque de subir aux représailles de celui qui les a recrutés. ‘’Si vous dénoncez, vous n’aurez rien, on va vous retourner au village. Vous allez continuer à souffrir’’ », explique-t-elle.
Àen croire la vice-présidente du comité Hadja Mariama Souadou Diallo, de 2017-2018, 8 cas de traites ont été identifiés au TPI de Dixinn, au TPI de Mafanco 11 cas, au TPI de Kaloum 8 cas et au TPI de N’Nzérékoré 3 cas. En 2019, le TPI Kaloum a enregistré 2 cas et le TPI Dixinn 11 cas.
« en 2020, je vous dis que tous ces dossiers sont en instance non jugés pour le moment. »
Saidou Diallo 00224664379620 Onetopic84@gmail.com



