Alors que le dialogue politique est au point mort en Côte d’Ivoire, Henri Konan Bédié, désormais chef de l’opposition ivoirienne, revient à la charge en proposant les axes d’une grande concertation nationale visant notamment la révision de la Constitution et la tenue d’une nouvelle élection.
L’ancien président Henri Konan Bédié (photo), qui fait désormais figure de chef de l’opposition ivoirienne, a fixé, jeudi 10 décembre, les grands axes du nouveau cadre de dialogue national en Côte d’Ivoire, après les violences qui ont entouré la récente élection présidentielle.
Le chef du PDCI propose notamment l’élaboration d’une constitution consensuelle, la mise en œuvre d’un véritable processus de réconciliation qui prendra notamment en compte le retour des exilés et la libération des prisonniers politiques et militaires, ainsi que l’indemnisation conséquente des victimes (des violences électorales) et leurs familles.
Ce cadre de dialogue devra également aborder la question de la réforme de la Commission électorale indépendante et le retour de l’Etat de droit, dans le respect de la loi et des libertés fondamentales de tous les citoyens.
Enfin, l’un des points les plus importants, et qui risque de faire encore des vagues, constitue la proposition faite par Henri Konan Bédié d’organiser « des élections, notamment présidentielles, transparentes, crédibles et inclusives, dans un climat apaisé » .
« Je m’impliquerai avec force et avec amour, et avec tous, dans la préparation et la mise en œuvre de cet important cadre pour la recherche de solutions pour une paix durable dans notre pays » , a-t-il déclaré.
Recevant des partis d’opposition, le mercredi 09 décembre dernier, l’ancien président avait proposé « dès maintenant et urgemment » , l’organisation d’un dialogue national en lieu et place du tête-à-tête Bédié-Ouattara.



