« Aucun lieu n’incite plus à la méditation, aucun lieu n’est plus saturé de mélancolie , tristesses que le camp Boiro. »
En prélude du 25 janvier 2021 date de commémoration de pendaison des guinéens par le régime révolutionnaire au pont infini de l’histoire 8 novembre, l’association des victimes de camp Boiro était devant la presse ce vendredi 22 janvier pour rappeler la date du 25 janvier 1971 à laquelle beaucoup des guinéens ont été exécutés à travers le pays.
Depuis des années, ces victimes réclament vérité et justice autour de cette tragédie. pour eux, pour qu’on puisse parler de réconciliation il faut qu’on leurs remets les différentes charnières .
L’association estime que ces complots organisés à l’époque ne visaient qu’à éliminer l’élite guinéenne. « Il y avait des personnes bien ciblées qu’on considéraient comme obstacles pour le régime du feu sékou Touré » , indique Daniel Philippe de Sainte Marie enfant d’une victime.
L’association a fait une comparaison entre le premier régime et le deuxième qui est celui de Lansana Conté. Ils ont pris un exemple sur les événements du 2 et 3 février 1996 dont les commanditaires ont été arrêtés jugés et condamnés certains sont libres.
« C’est qui est contraire au premier régime où les prisonniers sont jugés par un tribunal populaire qui était l’assemblée nationale à l’époque nommée par le président de la République. »
Donc à tort ou à raison l’élite guinéenne a été éliminée par le régime révolutionnaire dit-on. « C’est une violence d’État. Ce n’est ni ethnique ou régionale . C’est pourquoi nous réclamons et nous réclamerons toujours vérité et justice », précise Daniel Philippe.
Mohamed Cherif Diallo 00224664379620 onetopic84@gmail.com



