L’ancien bâtonnier de Guinée, Me Mohamed Traoré, a vécu ce 21 juin 2025 un épisode digne d’un mauvais film sur la transition. Kidnappé à son domicile par des hommes encagoulés dans la commune de Sonfonia , il a été emmené de force vers une destination inconnue, avant d’être retrouvé plusieurs heures plus tard — blessé, mais vivant.
Mais que reproche-t-on exactement à cet avocat connu pour ses critiques acerbes envers les autorités militaires ? D’après un communiqué du Barreau de Guinée, les motivations derrière cet enlèvement relèvent d’une inquiétante vendetta politique.
Ses agresseurs ne se sont pas embarrassés d’ambiguïté : ils lui ont expressément fait savoir que son enlèvement n’était pas un simple avertissement. Au banc des accusations : sa démission du Conseil National de la Transition (CNT), mais aussi ses prises de position publiques jugées trop critiques à l’égard du régime en place.
Le récit de ce que Me Traoré a subi est glaçant : selon le Barreau, il a été jeté au sol puis sauvagement fouetté. Le chef présumé des assaillants aurait ordonné de poursuivre les coups jusqu’à atteindre 500 flagellations. Une brutalité digne d’un autre siècle. Résultat : un dos lacéré, couvert de plaies, témoin silencieux d’un traitement inhumain infligé pour un acte aussi pacifique que… donner sa démission.
Voici le communiqué
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