En République de Guinée, l’espoir de justice renaît chez les victimes des massacres du 28 septembre 2009.
Le président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya a instruit son ministre de la Justice de relancer le procès, il y a un mois.
Les proches des victimes de cette répression, qui avait couté la vie à 157 personnes et des femmes violées, selon l’ONU, nourrissent l’espoir que la justice leur soit enfin rendue.
Le comité de pilotage, organe chargé d’orientation stratégique pour l’organisation du procès a invité les conseils des victimes, l’association des victimes, les conseils de la défense constitués à une rencontre ce vendredi 16 septembre 2022 dans les locaux du ministère de la justice à Conakry.
Ce, Pour porter à la connaissance de tous, les dispositions pratiques prises par les organes en charge de l’organisation du procès des massacres du 28-Septembre 2009.
Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des droits de l’homme, également président du comité a annoncé une nouvelle date pour l’ouverture du procès.
C’est-à-dire le 28-Septembre de ce mois. Au sortir de cette rencontre, Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA indique que , « Ce procès est quelque chose de très intéressante pour eux. ce procès dit-elle, « amène à l’ouverture du bonheur pour la Guinée. »
Parce que ajoute-t-elle « ce dossier a mis une tâche noire sur la Guinée. »
Tout de même, la présidente de l’AVIPA pense qu’avec l’ouverture de ce procès, toutes les vérités vont tomber et la Guinée aura une grande ouverture de bonheur qui sera non seulement pour les victimes mais pour tous les guinéens.
Ce dans cette dynamique qu’elle salut la volonté du président de la transition pour l’organisation du procès.
« Je suis contente de fait que le ministre a accepté de donner la date du 28 septembre afin de donner l’occasion aux partenaires de venir assister à l’ouverture du procès. Surtout le cas de la Cour pénale internationale. »
« Il n’y a plus de doute, la balle est partie. La date est fixée par l’autorité centrale », tels sont les propos de l’inspecteur général de service judiciaire et pénitentiaire, porte-parole du ministère de la justice et de droits de l’homme.

Pour Yaya Khaïraba Kaba, il était nécessaire de mettre fin aux interprétations qu’il qualifie erronées, aux doutes, parce que ajoute-t-il, certains de citoyens ne croient pas jusqu’à maintenant que si ce procès aura lieu.
« Il était nécessaire aussi de mettre tous les acteurs au même niveau pour mettre des informations utiles à la disposition des victimes et les avocats de tout le monde. Le ministre de la justice nous a donné la garantie que ce procès se déroulera dans les règles de l’art», précise Yaya Khaïraba Kaba.
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