Le procès en appel de Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, connaît un nouveau rebondissement.
Alors que l’affaire avait déjà été mise en délibéré pour une décision attendue, la procédure a été relancée depuis le début à la suite de récents changements intervenus au sein de la juridiction spéciale chargée du dossier.
Ce mardi 28 avril 2026, les audiences ont officiellement repris devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Cette session a été marquée par la première comparution du nouveau procureur spécial, Alphonse Charles Wright, récemment nommé à ce poste stratégique.
Dès l’ouverture des débats, le président de la chambre, Francis Kova Zoumanigui, a constaté une nouvelle fois l’absence du prévenu, actuellement à l’étranger. Seul son avocat, Me Sékou Kondiano, était présent pour assurer sa défense.
Du côté de la partie civile, représentant les intérêts de l’État guinéen, un seul membre du collectif d’avocats a également répondu à l’appel.
Dans ses premières observations, le procureur spécial a demandé le renvoi de l’audience, estimant nécessaire de réunir des conditions propices à la tenue des plaidoiries et des réquisitions.
Une demande soutenue par la partie civile, qui a proposé un délai de trois semaines afin de permettre la présence de l’ensemble des avocats lors de la prochaine audience.
Cette reprise à zéro du procès illustre les recompositions en cours au sein de la CRIEF, juridiction clé dans la lutte contre les infractions économiques et financières en Guinée, et pourrait prolonger encore les délais avant un jugement définitif dans cette affaire à forte portée institutionnelle.
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