Fin des examens nationaux : le DCE de Matam s’exprime cumulatifement des trois examens dans sa commune
Les examens nationaux session 2023 qui ont débuté le 05 juin ont pris fin ce mardi 20 juin sur toute l’étendue du territoire national par le baccalauréat unique.
Dans la commune de Matam, le nombre de candidats par examen se présente comme suit : CEE, 6336 dont 3210 filles, Brevet 4961 dont 2326 filles et le Bac, 3455 dont 1510 filles. Ce qui fait un total de candidats 14 752 candidats dont 7046 filles présentés par la commune de Matam.
Dans une interview accordée à votre quotidien loupeguinnee.com ce mercredi 21 juin, le directeur communal de l’éducation de cette commune revient sur le déroulement de ces trois examens dans sa juridiction.
La fin des examens nationaux a été effective ce mardi 20 juin sur toute l’étendue du territoire national.
Dites nous M. le directeur, quelle appréciation faites-vous du déroulement des épreuves de cette année?
Nous sommes très satisfaits du déroulement des examens nationaux session 2023 en République de Guinée.
Car, les dispositifs qui ont été pris ont réellement marché. Dans chaque centre, il y avait deux surveillants par salle, deux agents de sécurité par centre et des services de santé.
Le matin, nous partions chercher les épreuves en ville, on vient à la région de conakry, de la gendarmerie régionale, c’est la où on ouvre la cantine. Chaque gendarme va avec son président du centre où son délégué du centre. Donc, c’est ce processus qui a continué, tout cela a été rendu possible aujourd’hui, grâce à la bravoure du ministre de l’enseignement pré-universitaire qui a mis tout en œuvre pour lutter contre les fuites des sujets. L’autre fait à noter, c’est qu’à Matam, il y a eu une parité entre le nombre de candidats filles et celui garçons. Cela démontre un peu les dispositions prises l’année dernière dans les classes intermédiaires.
Ces examens ont pris fin par le baccalauréat unique. Quelle est la situation concernant cet examen dans votre commune ?
Au niveau du baccalauréat, nous n’avons enregistré aucun cas de fraude, aucun téléphone n’a été saisi, aucun surveillant n’a été éliminé et aucun candidat n’a été éliminé également à Matam.
Cela s’explique par le fait qu’avant même l’arrivée des candidats dans les salles, ils ont été fouillés systématiquement. C’est une stratégie qui nous a permis d’empêcher la fraude.
C’est pourquoi à la rentrée de certains centres vous trouveriez un tas de documents saisis sur les candidats. Nous disons Dieu merci, le dispositif qui a été mis en place a bien marché dans la commune de Matam.
Comparativement à l’année dernière, que peut-on retenir sur l’apport des innovations apportées cette année par le ministère de l’enseignement pré-universitaire pour le bon déroulement des examens ?
Les dispositifs de l’année dernière ont été renforcés cette année.
Comme par exemple l’envoi des caméras par le ministre Guillaume Harwing. Lorsque le ministre a parlé de caméras, les gens pensaient que c’est une caméra par salle. Ce n’était pas le cas. C’était plutôt par centre. Et effectivement, ces caméras de surveillance ont fonctionné.
C’est pourquoi, le ministre est resté à forécariah et il a détecté un fraudeur à Kankan et il est resté ici et détecté un cas de fraude à Bofa. Ce n’est pas tout, il y a également les codes QR sur les feuilles d’examens qui ont vraiment renforcé la lutte contre la fraude dans le milieu scolaire.
Donc, les leçons ont été tirées des examens de l’année passée. Chose qui nous a permis de corriger des anomalie.
Ainsi donc, les campagnes de sensibilisation des candidats, des surveillants ont porté fruit à ce point. Il y a eu une prise de conscience. A regard de tout ceci ,nous pouvons conclure que les dispositifs pris l’année dernière ont été renforcés cette année et ont mieux donné cette fois-ci par rapport à l’année dernière.
L’autre enjeu important dans le processus d’organisation des examens, c’est la correction. À ce niveau, quelle sont les dispositions prises pour éviter qu’un candidat méritant soit léger dans la notation ?
Au niveau de notre commune, nous vous rassurons que d’abord, nous avons établi des critères de choix des correcteurs. Par exemple, au niveau du CEE dont la gestion revient exclusivement à la commune, ce sont des maitres du CM2 qui corrigent les feuilles, aucun maitre de CE ou CM1 encore moins un cadre qui travaille dans un bureau climatisé n’a été recruté pour la correction.
Nous avons trouvé des petites anomalies au début de la correction que nous avons corrigées. Et ceux qui ont prêté à cela ont été remerciés.
Sur le plan national, grâce aux efforts du ministre de l’enseignement pré-universitaire, les salles de correction sont garnies de caméras de surveillance. Donc toutes les dispositions sont prises pour que l’enfant mérite sa note qu’il a cherchée lors de l’examen.
Quel est votre message à l’endroit des candidats mais également que retenez-vous des innovations apportées par le ministère de l’enseignement pré-universitaire pour la réussite des examens ?
Nous commenceront d’abord par remercier et féliciter le ministre de l’enseignement pré-universitaire, Guillaume Harwing qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de ces examens. Et travers lui, féliciter le chef de l’Etat qui a mis tous les moyens à la disposition du système éducatif pour nous permettre d’avoir des examens réussis. Nous lançons un appel vers les candidats qui ont affronté les différents examens, les épreuves sont bouclées, il suffit maintenant de se remettre en cause et de patienter. Ce qui seront admis seront vraiment les méritant grâce à leurs propres efforts. Et ceux qui vont échouer, ce n’est pas la fin du monde, c’est de reprendre courage et tirer des leçons du passé pour renforcer les capacités pour pourvoir continuer avec un nouvel élan l’année à venir. Et nous demandons à l’Etat à travers notre ministère de continuer à renforcer la capacité des formateurs.
Nous allons nous battre maintenant pour travailler dans les salles de classe. En le faisant, c’est une autre forme de lutter contre la fraude. Puisque quand un enfant est bien formé, il n’a pas besoin de fraude ni de documents lors des examens.
Selon le ministre Hawing cette année, moins de candidats ont été fraudé Comparativement aux années précédentes.
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