La huitième journée de la grève générale et illimitée déclenchée par l’Intersyndicale de l’Éducation (FSPE–SNE) s’est déroulée lundi 8 décembre 2025 dans un climat tendu à travers tout le pays. Dans un communiqué rendu public, la structure syndicale s’est félicitée de la forte mobilisation du corps enseignant, tout en dénonçant les violences qui ont émaillé cette nouvelle journée de paralysie du secteur éducatif.
Selon l’Intersyndicale, la grève — observée « de Kassa jusqu’à Yomou » — a été largement suivie par les enseignantes, enseignants et encadreurs pédagogiques. Le mouvement syndical affirme que ces derniers ont démontré une « implication totale » dans la défense de leurs revendications, regroupées dans un mémorandum et son addendum, pour lesquels les négociations restent au point mort.
Violences à Conakry : une conséquence de la frustration des élèves, selon les syndicats
Le communiqué revient avec insistance sur les incidents survenus lors de cette 8e journée de grève. Des groupes d’élèves du public, frustrés par une semaine sans cours, s’en seraient pris à certains établissements privés. Selon les syndicats, ces écoles accueillent notamment les enfants de responsables gouvernementaux, ce qui aurait exacerbé les tensions.
L’Intersyndicale « déplore avec la plus grande fermeté » ces actes et attribue ces débordements « à l’immobilisme des autorités », qu’elle accuse de laisser s’installer une « fracture sociale dangereuse » menaçant l’intégrité physique des élèves.
Un mot d’ordre strict : enseignants et élèves invités à rester à la maison
L’Intersyndicale réaffirme que sa consigne reste inchangée : tous les enseignants doivent rester à la maison tant que les négociations n’auront pas abouti. Elle appelle également les parents à garder leurs enfants « jusqu’à la résolution définitive de cette crise », invoquant leur sécurité.
Tout en maintenant la pression, la plateforme syndicale affirme rester ouverte au dialogue, se disant prête à s’asseoir autour de la table pour discuter de l’ensemble des points de revendication.
Un mouvement revendiqué comme apolitique
Dans un contexte politique national souvent sensible, l’Intersyndicale insiste sur le caractère « apolitique » de sa mobilisation. Elle assure qu’aucune force politique ne sera autorisée à instrumentaliser la grève, rappelant que son unique objectif est l’amélioration des conditions de travail et de vie des acteurs du système éducatif guinéen.
Une crise qui s’enlise
Alors que le gouvernement peine à proposer des solutions satisfaisantes selon les syndicats, le bras de fer semble parti pour durer. L’Intersyndicale se montre ferme : la grève ne sera levée qu’après la « satisfaction totale » de ses revendications.
Dans une conclusion marquée par un ton déterminé, la plateforme syndicale réaffirme sa devise : « Unis et solidaires, nous vaincrons ».
Conakry 9 décembre 2025
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