Dans un geste historique, empreint de compassion et de justice, le président Mamadi Doumbouya a pris, ce mercredi 26 mars 2025, une décision majeure pour les victimes du massacre du 28 septembre 2009 en Guinée. Cet acte, qui résonne comme un pas vers la réconciliation nationale, marque la volonté de réparer un des chapitres les plus sombres de l’histoire contemporaine du pays.
En effet, neuf mois après le verdict d’un procès attendu de longue date, le Chef de l’État a signé un décret déterminant : l’indemnisation totale des victimes du massacre du 28 septembre 2009. Ce massacre, perpétré lors d’une manifestation réprimée dans le sang, a laissé des cicatrices profondes dans le cœur de la nation guinéenne. Près de 16 ans après les faits, les familles des victimes attendaient un geste fort, un acte de réparation des préjudices subis. Le président Doumbouya a répondu à cet appel avec la ferme intention de restaurer une certaine forme de justice sociale.
Dans une déclaration officielle, l’Article 1er du décret signé par le président Doumbouya précise que « l’intégralité des frais d’indemnisation des victimes sera couverte par le Budget National de Développement (BND) ». Ce geste financier, dans sa globalité, est perçu comme une première tentative de guérison pour ceux qui ont été laissés dans la douleur, tant morale que physique.
Le texte, lu à la télévision nationale par le général Amara Camara, soulève une autre facette de cette décision : celle de l’engagement de l’État. L’Article 2 du décret stipule clairement que les ministres concernés, à savoir ceux de la Justice, des Finances, de l’Économie, et du Budget, doivent veiller à l’application « rigoureuse » de ce décret. Cela montre la détermination du gouvernement à ce que cette indemnisation soit non seulement une promesse, mais un engagement concret.
Ainsi, à travers cette initiative, le président Doumbouya fait un pas significatif vers la réparation d’un tort historique et la quête d’une réconciliation qui se fait encore attendre. Toutefois, cet acte soulève également des interrogations : cette indemnisation pourra-t-elle véritablement apaiser les souffrances des victimes et de leurs familles ?
Et au-delà de l’aspect financier, comment la Guinée pourra-t-elle surmonter les fractures sociales laissées par ces événements tragiques ?
Il reste maintenant à voir si ce geste marquera le début d’une véritable réconciliation, ou si les cicatrices du passé continueront de hanter la société guinéenne. Le décret de Mamadi Doumbouya ouvre la porte à une nouvelle ère de réparation, mais le chemin vers la paix et la guérison sera encore long.
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