Le dossier explosif du détournement présumé de 78 milliards de francs guinéens à l’Office Guinéen de Publicité (OGP) vient de franchir un nouveau cap. Dans un rebondissement majeur, Namory Keïta (directeur de l’exploitation), Pépé Haba (caissier), Idrissa Camara (secrétaire général du syndicat) et Maimouna Tall (ancienne assistante du directeur général) ont passé leur première nuit derrière les barreaux ce mardi 17 juin.
Ces quatre anciens cadres de l’OGP, réputés très proches de l’ex-directeur général Mandian Sidibé, ont été inculpés puis placés sous mandat de dépôt par la chambre de l’instruction de la CRIEF, après de longues heures d’interrogatoire.
Ils sont soupçonnés de complicité active dans la gestion opaque des 78 milliards GNF qui ont valu à Mandian Sidibé son incarcération. Selon des sources judiciaires, l’étau se resserre autour du cercle de gestionnaires ayant opéré sous son autorité.
La CRIEF (Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières), déjà bien engagée dans ce dossier tentaculaire, n’a pas encore livré tous ses secrets. D’autres convocations seraient imminentes. « Ce n’est que le début », confie une source proche de l’enquête, laissant entendre que de nouveaux cadres de l’OGP seront entendus d’ici la fin de la semaine.
Pendant ce temps, Mandian Sidibé, figure centrale de cette affaire, est toujours officiellement détenu à la maison centrale, bien qu’extrait depuis plusieurs mois pour des raisons médicales.
Avec ces nouvelles inculpations, l’affaire prend une dimension encore plus retentissante, confirmant que la CRIEF poursuit son offensive contre la corruption et les détournements massifs qui ont gangrené plusieurs institutions publiques.
La suite judiciaire s’annonce donc cruciale, tant pour les inculpés que pour la crédibilité de l’institution judiciaire dans sa lutte contre l’impunité économique.
18 j-uin 2025
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