La Cour suprême de Guinée a rejeté, ce jeudi, une requête déposée par l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti d’opposition, visant à contester l’annulation de son congrès prévu le 6 juillet dernier.
À l’origine de la décision contestée : une lettre du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, demandant la suspension de l’événement. Le parti, dirigé par l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, avait rapidement saisi la Cour suprême, estimant que cette mesure portait atteinte à ses droits politiques et à la liberté d’association.
En rejetant la requête, la Cour suprême donne raison au ministère et valide ainsi l’interdiction du congrès. Cette décision intervient dans un climat politique tendu en Guinée, où les activités des partis politiques sont soumises à de fortes restrictions depuis l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), la junte militaire dirigée par le général Mamadi Doumbouya, auteur du coup d’État de septembre 2021.
L’UFDG, qui reste l’une des principales forces politiques du pays, dénonce régulièrement un « rétrécissement de l’espace civique » et une instrumentalisation des institutions pour affaiblir l’opposition. Ce revers judiciaire pourrait davantage compliquer la mobilisation du parti à l’approche d’éventuelles élections dont le calendrier
Conakry 4 septembre 2025
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