Après plusieurs jours de discussions avec le gouvernement dans les locaux du ministère du Travail et de la Fonction publique, l’intersyndicale de l’éducation — regroupant le SLECG, le SNE et la FSPE — a présenté aux enseignants le compte rendu de ses échanges avec les autorités.
Face à leurs bases mobilisées, les leaders syndicaux ont souligné que la possibilité d’une grève demeure intacte si leurs revendications ne trouvent pas de réponses satisfaisantes.
Lors de son intervention, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, a appelé les enseignants à la patience et à la discipline. Il a rappelé que tout mouvement de grève doit suivre un cadre légal strict.
« Le déclenchement d’une grève obéit à une procédure. Vous le savez bien. On déclenche la grève lorsque toutes les voies de recours sont épuisées. C’est la dernière arme, l’arme fatale. Nous allons analyser la situation entre responsables, car certains ignorent les principes qui régissent le syndicat, notamment ceux relatifs au déclenchement d’une grève. Pour l’instant, le dialogue se poursuit. Et nous avons obtenu un premier acquis : l’article 6 », a-t-il expliqué.
Aboubacar Soumah a également réaffirmé la détermination de l’intersyndicale à défendre les intérêts des enseignants, tout en assurant qu’elle n’entend céder à aucune pression.
« Dès que les discussions seront bloquées, nous déposerons l’avis de grève dès le lendemain. Il est déjà rédigé et prêt. Nous respectons nos textes et la loi, et celui qui respecte la loi est protégé par elle. Nous n’avons pas peur des menaces, ni de l’enlèvement, ni de la prison. Nous respectons simplement la procédure », a-t-il lancé.
Les négociations entre les syndicats et le ministère de la Fonction publique et du Travail doivent reprendre ce vendredi.
Conakry 28 novembre 2025
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