Une délégation de la CEDEAO, conduite par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, a tenu ce lundi 1er décembre 2025 une réunion d’urgence avec le Haut Commandement militaire de Guinée-Bissau. Objectif : établir une feuille de route susceptible de ramener rapidement le pays à l’ordre constitutionnel après les récents bouleversements politiques.
Une transition d’un an à l’étude
À l’issue de cette rencontre qualifiée de « productive » par plusieurs sources, les positions semblent s’être rapprochées. Les autorités militaires, qui justifient leur prise de contrôle par un impératif de maintien de l’ordre, ont affirmé être prêtes à travailler avec l’organisation sous-régionale.
Sur la table figure désormais une proposition de transition d’une durée d’un an. Cette option devra toutefois être entérinée par les chefs d’État de la CEDEAO lors de leur sommet du 14 décembre.
Une crise électorale toujours irrésolue
Le cœur du blocage demeure néanmoins la question des résultats de la dernière élection, dont la véracité est contestée par plusieurs acteurs politiques et organisations civiles. La CEDEAO a exigé la publication immédiate des « vrais résultats » par la Commission nationale électorale (CNE).
« Les Bissau-Guinéens doivent connaître l’issue du scrutin », auraient insisté les médiateurs, qui doivent encore rencontrer les responsables de la CNE avant de quitter Bissau.
Vers une libération des responsables arrêtés
La situation des responsables politiques interpellés lors des récents événements figure également parmi les priorités des discussions. Sous pression diplomatique, la junte aurait accepté de faciliter leur libération dans les plus brefs délais.
La CEDEAO assure qu’elle restera engagée aux côtés de la Guinée-Bissau. Pour elle, un retour à la normale ne pourra se faire qu’à travers la transparence électorale et le respect des libertés fondamentales.
Conakry 1 décembre 2025
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