Le 28 décembre 2025, une élection cruciale aura lieu en Guinée. À l’approche de cette date, le rôle des superviseurs et formateurs sur le terrain devient plus que jamais déterminant. Nous avons rencontré Jacques Gbonimy, président de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) et formateur pour la GMD, qui supervise la région forestière de N’zérékoré.
Dans cet entretien, M. Gbonimy nous parle de sa mission actuelles, de l’importance de la supervision pour garantir la transparence de l’élection, et de l’engagement de son équipe.
Loupeguinee.com : Pouvez-vous nous expliquer en détail votre mission actuelle à N’zérékoré en vue de l’élection présidentielle en Guinée ?
Bien sûr. Actuellement, je suis président de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG), mais ma mission principale en ce moment est de superviser l’élection dans la région forestière de Guinée, plus précisément à N’zérékoré. Cette mission m’a été confiée par le Directoire national, sous l’autorité du Ministre Bruno qui en est le premier adjoint. J’ai été investi dans cette supervision à la suite de mon adhésion à la GMD.
Quels sont précisément vos rôles et responsabilités en tant que superviseur ?
En tant que superviseur, je suis l’œil du candidat sur le terrain. Mon rôle est de veiller à ce que tout se passe correctement, depuis les préparatifs jusqu’aux opérations de vote. Cela implique de faire remonter les informations en temps réel et de détecter d’éventuelles anomalies pour qu’elles soient corrigées rapidement. Mon équipe et moi assurons la supervision dans les six préfectures de la région, et nous travaillons en étroite collaboration avec nos représentants locaux et l’équipe basée au siège.
Vous avez mentionné que vous êtes déjà en train de superviser les préparatifs pour l’élection. Depuis quand avez-vous commencé ce travail ?
Nous avons commencé la supervision dès le 8 décembre. Les préparatifs pour l’élection ont déjà démarré. Et nous avons mis en place des équipes pour collecter des informations sur le terrain. Cela nous permet de nous assurer que tout est prêt pour le jour du vote. Nos équipes sur le terrain sont en contact constant avec nous pour nous transmettre les premières données et corriger toute anomalie au fur et à mesure.
En ce qui concerne le jour du vote, quelles sont les préparations spécifiques que vous avez mises en place ?
L’équipe est prête. Nous avons organisé une couverture complète de l’ensemble du processus électoral : avant le vote, pendant le vote et après le vote. Nos équipes seront présentes sur le terrain pour surveiller et veiller à ce que tout se déroule de manière transparente et sans heurts. Nous avons mis en place des mécanismes pour recueillir des informations en temps réel et apporter des ajustements si nécessaire. Nous souhaitons garantir une élection juste et libre, et c’est dans ce cadre que notre supervision est essentielle.
Vous avez mentionné la correction d’éventuelles anomalies. Pouvez-vous nous donner un exemple de ce type de problème que vous pourriez rencontrer et comment vous pourriez le résoudre ?
Il peut y avoir plusieurs types d’anomalies, telles que des problèmes logistiques, des irrégularités dans la distribution des bulletins de vote, ou même des problèmes de sécurité sur certains sites. Dans ces situations, l’objectif est de remonter immédiatement l’information aux autorités compétentes, de discuter des mesures à prendre et de les appliquer rapidement. La communication avec les différentes parties prenantes est essentielle pour s’assurer que chaque problème soit résolu efficacement. Cela garantit non seulement la sécurité des électeurs, mais aussi la crédibilité du processus électoral.
À quel point pensez-vous que cette supervision peut influencer les résultats de l’élection ?
La supervision joue un rôle crucial dans la préservation de la transparence et de la légitimité du processus électoral. En agissant comme un garant de la transparence, nous nous assurons que l’élection se déroule dans des conditions justes. Si des anomalies surviennent, nous avons la possibilité de les signaler et de les corriger avant qu’elles n’affectent les résultats finaux. C’est une manière de garantir que chaque vote compte et que les résultats reflètent véritablement la volonté du peuple.
Enfin, quel message souhaitez-vous transmettre à la population de la région forestière et aux électeurs en général ?
Je tiens à rassurer la population que tout est mis en œuvre pour que l’élection se déroule dans les meilleures conditions possibles. Nous avons une équipe compétente et engagée pour veiller au bon déroulement des opérations. Je les encourage à exercer leur droit de vote en toute confiance, en sachant que nous sommes là pour garantir la transparence et la bonne gestion du processus électoral.
Entretien réalisé par Saidou Diallo depuis la région forestière de Guinée



