La perspective de la formation d’un nouveau gouvernement continue d’alimenter le débat politique en Guinée. Pour la Coalition pour la Mouvance Présidentielle (CMP), la réduction du nombre de ministères apparaît comme un levier stratégique à la fois économique et structurel.
Selon son porte-parole, cette réorganisation de l’appareil gouvernemental devrait permettre de limiter les dépenses publiques et d’améliorer l’efficacité de l’action de l’État. « Un nombre élevé de ministères favorise le gaspillage.
Cette rationalisation permettra de réaliser des économies d’échelle qui pourront être réorientées vers des secteurs prioritaires », a-t-il déclaré, estimant que cette approche pourrait, à terme, contribuer à la lutte contre la pauvreté.
La question de la reconduction du Premier ministre Bah Oury ne suscite, en revanche, aucune réserve au sein de la CMP. Plusieurs acteurs politiques saluent son profil et son parcours. « C’est un technocrate qui a déjà dirigé la primature et qui a fait ses preuves.
Il a été l’un des principaux artisans de l’élection du président de la République et il connaît parfaitement le projet de société porté par la GMD », a souligné Francis Pépé Haba, affirmant qu’il demeure le mieux placé pour conduire sa mise en œuvre.
Concernant la possible reconduction de certains membres de l’ancienne équipe gouvernementale, le président de l’UGDD rappelle que la décision relève exclusivement du chef de l’État. « Le président Mamadi Doumbouya dispose du pouvoir discrétionnaire de nommer qui il souhaite. Il sait distinguer ceux qui ont travaillé avec efficacité de ceux qui ont manqué d’engagement », a-t-il déclaré, appelant à la nomination de ministres résolument tournés vers la performance et les résultats.
Enfin, l’acteur politique a insisté sur la nécessité d’accorder une place plus importante à la diaspora guinéenne dans les politiques publiques, estimant qu’elle constitue un acteur clé du développement économique et social du pays.
Conakry 20 janvier 2026
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