À la suite des élections législatives et communales du 30 mai 2026 en Guinée, Jean Bien-Aimé Haba, président de l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD), figure parmi les personnalités politiques ayant émergé du scrutin. Selon les résultats provisoires, son parti s’impose comme l’une des principales forces politiques du pays.
Dans cet entretien accordé à notre rédaction, il revient sur sa victoire, les ambitions de son parti et les défis qui attendent la prochaine Assemblée nationale.
Quel est votre état d’esprit après l’annonce des résultats provisoires ?
C’est avant tout un sentiment de satisfaction et de gratitude. Je remercie tous les électeurs, les militants et les sympathisants qui nous ont accordé leur confiance.
Toutefois, il convient de rappeler qu’il s’agit encore de résultats provisoires. Nous attendons la décision définitive des juridictions compétentes et nous espérons que le processus électoral se poursuivra dans le respect des règles démocratiques et de l’État de droit.
Vous avez réalisé une percée importante dans plusieurs localités. Comment expliquez-vous ce résultat ?
L’UDD bénéficie d’un ancrage solide dans plusieurs préfectures, notamment à Dubréka, Télémélé, Forécariah, Coyah et dans la commune urbaine de Kindia. Ces résultats sont le fruit d’un travail de proximité mené depuis plusieurs années auprès des populations.
Au-delà de notre parti, je tiens également à saluer le rôle joué par notre alliance politique, la GMD, dont les candidats ont obtenu des résultats significatifs dans plusieurs circonscriptions.
Cela démontre que cette plateforme politique répond à une attente réelle des citoyens.
Vous affirmez que l’UDD est désormais la cinquième force politique du pays. Que représente cette position pour vous ?
Cette évaluation repose sur les résultats provisoires actuellement disponibles. Si ces tendances sont confirmées, cela représenterait une étape importante pour notre formation politique.
Mais au-delà des chiffres, ce résultat traduit surtout la confiance d’une partie importante de l’électorat guinéen. Nous accueillons cette responsabilité avec humilité et détermination.
Quel rôle souhaitez-vous jouer au sein de la future Assemblée nationale ?
Je serai avant tout un député au service de la nation. Mon mandat ne se limite pas à une préfecture ou à une région particulière. Il s’inscrit dans une vision nationale.
À l’Assemblée, ma mission sera de défendre les intérêts du peuple guinéen, de participer à l’élaboration des lois et d’exercer un contrôle rigoureux de l’action gouvernementale. C’est l’essence même du mandat parlementaire.
Quelle est votre position vis-à-vis du président de la République et des grands projets en cours ?
Nous soutenons les initiatives qui vont dans le sens du développement national et de l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Les grands projets structurants, notamment ceux liés à la transformation économique du pays et à la modernisation de l’administration publique, doivent bénéficier d’un accompagnement institutionnel solide.
Notre ambition est de contribuer à la stabilité politique, au développement économique et au renforcement des institutions républicaines.
Quel message souhaitez-vous adresser aux Guinéens ?
Je voudrais remercier tous les citoyens qui ont participé à ce processus démocratique. Cette confiance nous oblige. Nous travaillerons avec responsabilité, dans un esprit de rassemblement et de dialogue, afin de répondre aux aspirations légitimes du peuple guinéen.
L’heure n’est plus à la compétition électorale, mais à la construction collective de l’avenir de notre pays.
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