À la veille d’une visite diplomatique placée sous le signe du panafricanisme et de l’unité, la société civile guinéenne, à travers le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), adresse un message fort au président ivoirien Alassane Ouattara.
Dans un communiqué rendu public ce lundi, le FNDC exhorte le chef de l’État ivoirien à user de son influence pour demander à son homologue guinéen, le colonel Mamadi Doumbouya, de libérer les militants pro-démocratie injustement détenus.
Parmi les figures citées figurent Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, Mamadou Billo Bah et Habib Marouane Camara, arrêtés selon le FNDC pour leur engagement dans des actions pacifiques dénonçant la fermeture des médias et la flambée des prix en Guinée. Le communiqué accuse le régime militaire et le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) de pratiquer des enlèvements arbitraires et des disparitions forcées — des actes qualifiés de crimes contre l’humanité.
« La visite du président Doumbouya en Côte d’Ivoire doit être plus qu’un geste protocolaire. C’est une occasion cruciale pour que le doyen des chefs d’État d’Afrique de l’Ouest fasse entendre la voix des opprimés », martèle Alseny Farinta Camara, responsable à l’organisation du FNDC.
Le message est clair : le panafricanisme ne peut être réduit à des discours symboliques tant que des citoyens sont privés de liberté pour leurs opinions. Le FNDC appelle ainsi à une mobilisation diplomatique régionale pour la fin des persécutions politiques en Guinée.
Alors que les regards se tournent vers Abidjan, la balle est désormais dans le camp du président Ouattara.
Conakry 17 juin 2025
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