La découverte du corps sans vie d’une jeune femme sous un pont, mercredi 12 août 2026, à Maferinyah, dans la préfecture de Forecareah, prend une nouvelle tournure.
Alors que les circonstances du décès restent encore inexpliquées, plusieurs éléments sont désormais examinés par les enquêteurs.
La victime, identifiée comme Mariame Sylla, était une jeune diplômée sans emploi qui résidait dans le quartier Enta, dans la commune urbaine de Tombolia, à Conakry. Selon le témoignage de Mory Condé, censeur du lycée public de Maferinyah et beau-frère de la défunte, recueilli jeudi par un correspondant de l’Agence guinéenne de presse (AGP), la jeune femme s’était rendue à Maferinyah à la suite d’une invitation de son fiancé.
Il s’agit de Moussa Condé, un militaire en service à Conakry. Celui-ci lui aurait annoncé avoir trouvé pour elle une opportunité d’emploi à Senguelen, au port de Moribayah.
« Il lui avait fait savoir qu’il avait trouvé un emploi pour elle à Senguelen, au port de Moribayah. Depuis son départ de Conakry, sa famille n’a plus eu de ses nouvelles », a rapporté Mory Condé, cité par l’AGP. La famille n’aurait appris la mort de Mariame Sylla que mercredi.
Des blessures relevées sur le corps
Les premières constatations rapportées par la famille font état de plusieurs blessures, notamment au visage. Des plaies susceptibles de correspondre à des coups portés avec un objet tranchant auraient également été observées.
À ce stade, toutefois, aucune conclusion ne permet d’établir l’origine de ces blessures ni les circonstances exactes du décès. Les constatations médico-légales et les investigations des autorités devront permettre de déterminer si ces lésions sont liées à la mort de la jeune femme.
Le fiancé entendu par les enquêteurs
Selon le même témoignage, Moussa Condé aurait été interpellé à Conakry puis entendu par les enquêteurs dans le cadre des investigations. Son audition intervient alors que les autorités cherchent à reconstituer les dernières heures de la victime et à déterminer les circonstances de sa présence à Maferinyah.
Aucune responsabilité ne peut cependant être établie à ce stade. L’interpellation et l’audition d’une personne dans le cadre d’une enquête ne constituent pas, en elles-mêmes, une preuve de culpabilité.
Le corps de Mariame Sylla a été transféré à la morgue de l’hôpital préfectoral de Coyah, où il demeure à la disposition des autorités compétentes.
L’enquête se poursuit afin d’établir les faits, de déterminer les causes exactes de la mort et, le cas échéant, d’identifier les éventuelles responsabilités. Pour l’heure, les circonstances du décès de la jeune femme restent entourées de nombreuses zones d’ombre.
Alpha Camara
Onetopic84@gmail.com
+224623813202


