Dans la région forestière de Guinée, la campagne présidentielle de 2025 prend une dimension révélatrice : celle d’un territoire « longtemps marginalisé », aujourd’hui au centre de toutes les attentions.
Les déclarations de Sabin Kpoghomou, directeur régional de campagne du candidat Mamadi Doumbouya illustrent parfaitement cette nouvelle dynamique.
En parcourant Guéckédou, Macenta puis Nzérékoré, le camp GMD veut montrer qu’il contrôle le terrain. Mais surtout, il cherche à convaincre que l’avenir du pays passera par la forêt. « L’emblématique projet Simandou 2040 est ici », répète Kpoghomou, évoquant aussi les routes en construction et les projets miniers en cours. Le message est clair : la région forestière serait la locomotive du développement national, et c’est un argument que le candidat entend transformer en capital politique.
Ce discours intervient dans une Guinée en quête de stabilité, après des années de tensions politiques et de transitions inachevées. La présidentielle du 28 décembre 2025 n’est pas seulement un scrutin : elle est un test de crédibilité, pour l’État comme pour les candidats.
Dans ce contexte, multiplier les promesses dans la forêt n’est pas anodin. C’est une région jeune, dynamique, stratégique, et souvent frustrée de son déficit d’infrastructures. Tout candidat capable de convaincre qu’il apportera les routes, les mines, les emplois et l’attention politique gagnent un avantage réel.
Mais au-delà des slogans,
ces projets verront-ils réellement le jour ?
Pour l’instant, les équipes de campagne assurent que le développement est en marche.
Les électeurs, eux, jugeront sur les actes. Dans un pays où chaque élection est annoncée comme un tournant historique, la forêt guinéenne pourrait bien décider cette fois de la direction à prendre.
N’zerekoré 4 décembre 2025
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