Le papillomavirus humain (HPV) est un sujet de santé publique mondial de plus en plus préoccupant. À travers plus de 100 types de ce virus, il peut affecter différentes parties du corps et entraîner des conséquences variées, allant des verrues bénignes jusqu’au cancer. Pour nous éclairer davantage sur ce sujet, nous avons eu l’occasion de discuter avec le Dr Maomi Dembadouno, expert en virologie et en santé publique.
Dr Dembadouno, pouvez-vous nous expliquer brièvement ce qu’est le HPV et comment il se transmet ?
Dr Maomi Dembadouno : Le papillomavirus humain est un virus qui infecte la peau et les muqueuses. Il existe en effet plus de 100 types différents de HPV. Certains d’entre eux causent des verrues, qui peuvent apparaître sur les mains, les pieds ou même les organes génitaux. D’autres, transmis principalement par voie sexuelle, peuvent infecter les parties génitales, l’anus, la bouche ou la gorge. Les infections génitales à HPV sont particulièrement préoccupantes, car certaines d’entre elles peuvent évoluer vers des cancers, notamment celui du col de l’utérus, du pénis, de l’anus ou encore de la gorge.
Tous les types de HPV sont-ils dangereux ?
Dr Maomi Dembadouno : Non, tous les HPV ne sont pas dangereux. En fait, beaucoup d’infections à HPV sont bénignes et disparaissent d’elles-mêmes grâce au système immunitaire. Cependant, il existe des types de HPV dits « à haut risque », qui peuvent, lorsqu’ils persistent, entraîner des complications graves, notamment des cancers. Parmi les plus redoutés, on retrouve le HPV 16 et le HPV 18, qui sont responsables de la majorité des cancers du col de l’utérus.
Comment la vaccination peut-elle aider à prévenir ces infections ?
Dr Maomi Dembadouno : Heureusement, il existe des vaccins très efficaces pour prévenir les infections à HPV, en particulier celles causées par les types de HPV associés aux cancers et aux verrues génitales. La vaccination est recommandée pour les jeunes avant leur premier contact sexuel, car elle offre une protection optimale avant une potentielle exposition au virus. Cela permet de réduire considérablement le risque de développer des complications graves plus tard dans la vie.
À quel âge recommandez-vous la vaccination et est-elle accessible à tous ?
Dr Maomi Dembadouno : La vaccination est généralement recommandée pour les adolescents, autour de l’âge de 11 à 14 ans, bien que certains programmes permettent également de vacciner les jeunes adultes jusqu’à l’âge de 26 ans. Il est important que la vaccination soit largement accessible, car elle constitue un outil de prévention majeur pour limiter la propagation du HPV et réduire l’incidence des cancers associés.
Quel message souhaitez-vous transmettre aux lecteurs sur la prévention du HPV ?
Dr Maomi Dembadouno : Mon message est simple : la prévention est la clé. La vaccination contre le HPV est une intervention de santé publique qui sauve des vies. Il est important de s’informer, de discuter avec son médecin, et surtout de se protéger. La détection précoce, par des dépistages réguliers chez les femmes, couplée à la vaccination, permet de réduire les risques et de vivre en meilleure santé.
En résumé, le HPV est un virus à ne pas prendre à la légère. Grâce à la vaccination, aux efforts de sensibilisation et au dépistage régulier, nous pouvons limiter les conséquences graves et protéger les générations futures. Merci au Dr Maomi Dembadouno pour ses éclaircissements précieux.
Entretien réalité par MBinty Soumah
00224623813202
Onetopic84@gmail.com



