Les tensions nées des récentes élections au comité exécutif de la Fédération Guinéenne de Football continuent de faire des victimes collatérales.
À Kindia, le Gangan FC et son président, Banfa Diaby, se retrouvent au cœur d’une situation qui dépasse désormais le simple cadre sportif. Des accusations de pressions et de tentatives de déstabilisation pèsent sur le club, sur fond de divergences liées au dernier scrutin fédéral.
Selon plusieurs informations rapportées autour du club, le président Banfa Diaby serait la cible de certaines personnes qui lui reprocheraient ses choix lors de l’élection fédérale.
Une situation préoccupante qui pose une question essentielle : un dirigeant de club doit-il subir des représailles pour ses opinions ou ses choix électoraux ?
Dans une institution sportive, les divergences sont normales. Elles ne devraient cependant jamais devenir un motif de sanction ou de règlement de comptes.
L’incident le plus marquant reste le retrait du bus du Gangan FC, immobilisé à Kindia quelques minutes seulement avant le départ de l’équipe pour Conakry. Cet incident, qui a fortement perturbé la préparation du déplacement, aurait pu empêcher le club de rejoindre sa destination dans les délais.
Au-delà du problème logistique, c’est surtout le risque de pénaliser les joueurs, le staff technique et les supporters qui interpelle. Ces derniers ne devraient pas avoir à subir les conséquences de querelles qui ne concernent pas directement le terrain.
Mais le Gangan FC n’a pas cédé à la pression. Face à cette difficulté, la direction du club a rapidement pris les dispositions nécessaires pour assurer le déplacement de l’équipe. Cette réaction témoigne de sa capacité d’organisation et de sa volonté de préserver les intérêts sportifs du club. Pour Banfa Diaby, l’essentiel reste de maintenir le cap, protéger les joueurs et permettre à l’équipe de poursuivre normalement ses objectifs.
Cette situation relance également le débat sur la gestion des désaccords au sein du football guinéen. Les élections passent, les responsables changent, mais les clubs et leurs supporters demeurent. La Fédération Guinéenne de Football et les acteurs concernés ont donc tout intérêt à préserver un climat d’apaisement, dans le respect des règles et de l’indépendance des clubs.
Au football, on peut perdre une élection sans perdre sa dignité. Et surtout, on peut avoir des adversaires dans les urnes sans en faire des ennemis sur le terrain. Le Gangan FC entend poursuivre sa route, loin des querelles, avec une seule priorité, le football.
Moussa Sampo
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