L’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire et actuel Directeur Général du Centre National de Surveillance et de Police des Pêches (CNSP), Guillaume Hawing, a animé ce jeudi une conférence de presse à la Maison de la presse de Conakry. Objectif : sensibiliser l’opinion publique sur la portée des textes contenus dans le projet de la nouvelle Constitution guinéenne.
Prenant la parole devant les médias, M. Hawing a commencé par commenter l’article 1er du projet, qu’il qualifie de fondamental. « Cet article stipule que le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple est un principe fondamental », a-t-il déclaré, reprenant ainsi la célèbre définition de la démocratie.
Selon lui, cette disposition incarne l’esprit même de la gouvernance démocratique. « Être ministre ne signifie pas servir ses propres intérêts, mais œuvrer pour ceux du peuple. C’est une exigence de responsabilité, de redevabilité, et surtout de proximité avec les citoyens », a-t-il précisé.
Un projet qui donne plus de pouvoir au peuple
Poursuivant son plaidoyer, le Directeur Général du CNSP a évoqué plusieurs autres articles du projet – notamment les articles 4, 5, 8, 12 et 13 – soulignant leur importance dans la consolidation de la souveraineté populaire.
« Le texte introduit des mécanismes concrets de participation citoyenne, comme le droit de pétition. Une fois un certain seuil de signatures atteint, le Parlement est dans l’obligation de traiter la demande. C’est un pas majeur vers une démocratie participative », a-t-il souligné.
Des partis politiques appelés à se transformer
Interrogé sur le rôle des partis politiques dans le nouveau texte, Guillaume Hawing a indiqué qu’une réforme de fond est prévue. « Les partis devront désormais respecter des principes tels que la reddition des comptes, la diversité, l’équité, et la représentation nationale », a-t-il expliqué.
Fini, donc, les formations politiques à ancrage communautaire ou régional : « Aucun parti ne pourra se réclamer uniquement d’une commune, d’une ethnie, d’une région, d’un sexe ou d’une religion. Il s’agira de bâtir des partis à vocation véritablement nationale, au service de l’ensemble de la population », a-t-il insisté.
Une reconnaissance officielle des langues nationales
Autre innovation majeure du projet de Constitution : la reconnaissance des langues nationales comme langues officielles, au même titre que le français. Une avancée saluée par M. Hawing comme un acte fort en faveur de l’inclusion et de la diversité culturelle. « C’est une étape cruciale dans la valorisation de notre patrimoine linguistique et identitaire », a-t-il déclaré.
Ce projet de nouvelle Constitution s’inscrit dans le cadre des réformes politiques engagées par les autorités de transition en Guinée. Il suscite un large débat national, alors que le pays se prépare à un retour à l’ordre constitutionnel.
Conakry 6 septembre 2025
Onetopic84@gmail.com
+22462381322



