Le verdict est tombé, et il a laissé de nombreux candidats sur le bord de la route. Le ministère guinéen de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a dévoilé, jeudi 23 juillet 2026, les statistiques nationales du baccalauréat unique.
Le tableau est sans appel : 38,08 % de réussite. Autrement dit, plus de six candidats sur dix devront revoir leurs ambitions… ou leur copie.
Selon les chiffres de la Direction générale des examens, du contrôle scolaire, des concours et des passerelles (DGECS-CP), 94 392 candidats s’étaient inscrits à cette session, dont 41 642 filles. Au final, 90 183 candidats, parmi lesquels 39 927 filles, ont effectivement affronté les épreuves.
À l’arrivée, seuls 34 340 candidats, dont 14 251 filles, ont décroché le précieux sésame ouvrant les portes de l’enseignement supérieur. Pour les autres, le baccalauréat est resté fidèle à sa réputation d’obstacle redoutable.
Comme chaque année, la publication des résultats relance le débat sur l’état du système éducatif guinéen. Entre exigences académiques, qualité de l’encadrement, conditions d’apprentissage et préparation des élèves, les statistiques alimentent les interrogations autant qu’elles rappellent une réalité : le baccalauréat continue d’opérer une sélection sévère.
Si les autorités se félicitent régulièrement de la crédibilité retrouvée des examens nationaux, les chiffres de cette session illustrent surtout une évidence : en Guinée, le baccalauréat ne distribue pas les diplômes à la chaîne. Cette année encore, le fameux « bac » a rappelé qu’il ne fait pas de cadeaux.
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