Alors que le Conseil national de la transition est éclaboussé par une affaire présumée de détournement de fonds, le nom d’Aimé Stéphane Mansaré, directeur général du CERFOP, est présenté par plusieurs observateurs comme celui d’un responsable ayant refusé d’être associé à des pratiques contestées.
Écriture
La crise de gouvernance qui secoue actuellement le Conseil national de la transition (CNT) en Guinée continue d’alimenter le débat public. Alors que des révélations sur un présumé scandale financier alimentent les discussions au sein de l’opinion, une personnalité attire particulièrement l’attention : Aimé Stéphane Mansaré, directeur général du Centre d’Études, de Recherches et de Formations Parlementaires (CERFOP).
Selon plusieurs témoignages relayés dans les milieux institutionnels, le responsable du CERFOP aurait refusé que son institution ou ses collaborateurs soient associés à des opérations financières jugées irrégulières.
Cette position, présentée comme un refus de participer à toute répartition de fonds dont la légalité ou la transparence était contestée, expliquerait pourquoi son nom ne figure pas parmi ceux cités dans cette affaire.
Si ces affirmations n’ont, à ce stade, pas fait l’objet d’une confirmation officielle par les autorités judiciaires, elles renforcent néanmoins l’image d’un haut fonctionnaire dont la carrière est régulièrement associée aux principes de gouvernance, de transparence et de gestion publique.
Un parcours reconnu dans le développement
Sociologue du développement de formation, Aimé Stéphane Mansaré s’est illustré très tôt dans le milieu universitaire avant de poursuivre un parcours professionnel marqué par des responsabilités nationales et internationales. Ancien expert du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dans les domaines du développement local et de la décentralisation, il a également dirigé plusieurs programmes de développement au sein d’organisations nationales et internationales.
Au fil de plus de deux décennies d’expérience, il a participé à de nombreuses études institutionnelles, économiques et sociales portant sur les politiques publiques, la gouvernance locale et la modernisation de l’administration.
Le CERFOP comme laboratoire de réforme
Depuis sa nomination à la tête du CERFOP, plusieurs initiatives de modernisation lui sont attribuées. Parmi elles figurent la conception du Programme prioritaire d’appui aux études, recherches et formations parlementaires (PPAERF), l’élaboration d’un diagnostic organisationnel du CNT ainsi que la réalisation d’un guide de vulgarisation de la nouvelle Constitution destiné à renforcer l’information des citoyens sur les réformes institutionnelles.
Ces projets visent à faire du CERFOP un centre d’expertise au service du Parlement et de la qualité du travail législatif.
L’intégrité comme ligne de conduite
Des proches du dossier affirment que le refus d’Aimé Stéphane Mansaré d’être associé aux pratiques aujourd’hui dénoncées lui aurait valu des tensions administratives et un fonctionnement particulièrement difficile de son institution.
Certains témoignages indiquent que le CERFOP aurait poursuivi ses activités malgré des ressources limitées, son directeur consacrant une partie de ses indemnités au fonctionnement du centre.
Ces éléments n’ont pas été officiellement documentés, mais ils alimentent un débat plus large sur les difficultés rencontrées par les responsables publics qui revendiquent une gestion fondée sur les principes de transparence et de redevabilité.
Un symbole dans une période de transition
Alors que la Guinée poursuit son processus de transition politique et prépare la mise en place de nouvelles institutions prévues dans le cadre de la Cinquième République, le profil d’Aimé Stéphane Mansaré est régulièrement évoqué parmi les cadres susceptibles de contribuer aux futures réformes institutionnelles.
Pour plusieurs analystes, au-delà des débats entourant l’affaire financière du CNT, cette séquence met surtout en lumière les enjeux de gouvernance, de responsabilité et d’éthique publique auxquels la transition guinéenne est confrontée.
Dans un contexte où les citoyens réclament davantage de transparence, les parcours des responsables publics sont désormais observés à l’aune de leur capacité à préserver l’intégrité des institutions.
L’enquête sur le présumé scandale financier du CNT suit son cours. Ses conclusions permettront de déterminer les responsabilités éventuelles et de préciser les circonstances ayant conduit à cette affaire, qui constitue déjà l’un des dossiers institutionnels les plus sensibles de la transition guinéenne.
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