À Labé, dans le nord de la Guinée, plusieurs agents ayant travaillé lors du référendum constitutionnel ont manifesté mercredi 24 septembre 2025 devant la préfecture. Ils réclament le paiement intégral de leurs primes, qu’ils estiment avoir été partiellement détournées.
Selon Abdoul Ghadirou Diallo, membre d’un bureau de vote, les montants officiellement annoncés différaient largement de ceux perçus.
« Mon président de bureau de vote m’a informé que les présidents devaient recevoir 300 000 francs guinéens, les vice-présidents et secrétaires 250 000 chacun, et les assesseurs 200 000. Mais ailleurs, notamment à Garambé, les agents ont été payés beaucoup plus : 500 000 francs pour les présidents, 400 000 pour les vice-présidents et secrétaires, et 300 000 pour les assesseurs », explique-t-il.
Cette disparité a rapidement suscité la colère des agents. Plusieurs d’entre eux, venus de différents quartiers comme Doghol et Daka, se sont rassemblés à la préfecture pour obtenir des explications. « Quand nous avons protesté, on nous a promis de compléter le reste de nos primes. À la formation, nous avions déjà reçu 170 000 francs au lieu de 200 000. Ils ont finalement accepté de nous rembourser la différence, ainsi que ce qui manquait sur les indemnités du scrutin, soit un total de 850 000 francs pour l’ensemble du bureau », poursuit Abdoul Ghadirou Diallo.
D’après les témoignages recueillis sur place, le processus de remboursement a commencé, mais les agents restent méfiants. Cette contestation met en lumière les récurrentes accusations d’opacité et de mauvaise gestion financière qui entourent l’organisation des scrutins en Guinée.
Conakry 25 septembre 2025
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