L’ancien ministre guinéen Ibrahima Kourouma a recouvré la liberté mercredi 25 février 2026, marquant un tournant judiciaire majeur dans l’un des dossiers emblématiques de la lutte anticorruption en Guinée. Sa libération intervient plus d’une semaine après une décision en appel l’ayant définitivement blanchi des accusations d’enrichissement illicite et de détournement de deniers publics.
Incarcéré depuis avril 2022 à la Maison centrale de Conakry, l’ancien ministre de l’Habitat puis de l’Éducation nationale sous la présidence de Alpha Condé faisait face à des poursuites portant notamment sur 612 milliards de francs guinéens et 12 millions de dollars américains.
Le 17 février dernier, la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a annulé sa condamnation prononcée en mai 2025. En première instance, la juridiction l’avait relaxé des faits de détournement de deniers publics mais déclaré coupable d’enrichissement illicite, le condamnant à quatre ans d’emprisonnement ferme, à 3 milliards de francs guinéens d’amende et à 5 milliards de francs guinéens de dommages et intérêts au profit de l’État, assortis de la confiscation de ses biens.
La décision d’appel, présidée par Francis Kova Zoumanigui, a infirmé ce jugement, estimant que l’infraction n’était pas constituée. Elle a ordonné sa libération ainsi que la restitution de ses biens.
Sa sortie de prison avait toutefois été retardée par un recours introduit par le procureur spécial près la CRIEF devant la Cour suprême. Les avocats de Dr Kourouma avaient alors saisi le garde des Sceaux afin d’obtenir l’exécution effective de la décision. Cette démarche a finalement permis sa remise en liberté, mettant un terme à près de quatre années de détention.
Conakry 26 février 2026
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