En Guinée, le collectif engagé dans la promotion du projet Simandou poursuit sa tournée nationale destinée à informer, sensibiliser et échanger avec les populations sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux liés à ce vaste programme minier et d’industrialisation.
À l’occasion d’une conférence organisée en marge de cette tournée, le coordinateur du collectif, Aboubacar Diakhaby, a réaffirmé l’importance stratégique du projet, présenté comme un levier majeur de transformation pour le pays.
Selon lui, les discussions tenues dans les différentes régions ont fait ressortir une aspiration commune : « La Guinée veut avancer ». Il explique que le projet Simandou parfois désigné Simambou dans la communication locale – constitue « l’un des moteurs pour faire avancer notre pays ». M. Diakhaby insiste notamment sur la capacité du programme à créer des emplois pour les jeunes, moderniser les infrastructures, protéger l’environnement et renforcer la compétitivité internationale du pays.
Pour le coordinateur, ce projet marque une étape décisive : « La preuve que la Guinée peut passer du statut d’exportateur à celui des nations industrielles et technologiques ».
Invité spécial de la conférence, Seydou Cissé, représentant de l’Agence Guinéenne d’Évaluation Environnementale (AGEE), a salué cette dynamique et assuré du soutien de son institution. Il a rappelé le rôle central du ministère de l’Environnement dans l’accompagnement des projets structurants du pays.
« Nous sommes particulièrement heureux d’être associés à cette initiative », a-t-il déclaré, avant de souligner la responsabilité de l’AGEE sur l’ensemble du cycle de vie des projets : « Nous sommes au début des projets et nous sommes dans l’accompagnement jusqu’à leur fermeture. » Il a également affirmé que les actions menées par le collectif rejoignent celles normalement entreprises par son agence, encouragent la sensibilisation et permettent de préparer les populations à saisir « une opportunité majeure pour la Guinée ».
Au fil de la tournée, les membres du collectif ont recueilli les attentes et inquiétudes des citoyens dans plusieurs régions. À Kindia, les discussions ont porté sur la modernisation des marchés au profit des femmes. À Faranah, l’éducation et l’employabilité des jeunes ont dominé les échanges, tandis qu’à N’Zérékoré, ce sont les impacts environnementaux du projet qui ont été au centre des préoccupations.
Facinet Sylla, membre du collectif, souligne que la principale demande demeure la création d’emplois : « La principale inquiétude de la jeunesse guinéenne vis-à-vis du projet Simambou, c’est l’employabilité ». Il précise toutefois que les opportunités ne se limiteront pas aux emplois directs : « Il y aura aussi des emplois indirects », insiste-t-il, appelant à une meilleure compréhension des chaînes de valeur et des retombées économiques du projet.
Avec cette tournée, le collectif semble vouloir instaurer un dialogue transparent autour d’un projet aux ambitions nationales majeures. Alors que la Guinée s’apprête à redéfinir sa place dans l’économie mondiale grâce à l’exploitation du gisement de fer du Simandou et à ses infrastructures associées, la population est invitée à prendre part à ce tournant stratégique – et à en saisir les opportunités.
Conakry 23 novembre 2025
Salematou Baldé
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