Le président du Parti pour le Progrès et le Changement (PPC), Boubacar Biro Soumah, s’est confié à LoupeGuinée.com sur la situation socio-politique du pays, notamment le référendum constitutionnel du 21 septembre et la présidentielle annoncée pour le 28 décembre prochain.
« Un scrutin marqué par des irrégularités»
Interrogé sur sa lecture du référendum, M. Soumah rappelle que son parti, à travers son alliance politique (APR), avait appelé ses militants à voter « Oui » pour un retour à l’ordre constitutionnel. Toutefois, il souligne des manquements qui, selon lui, « remettent en cause la sincérité du scrutin ».
« Il y a eu absence de procès-verbaux, de l’encre… », dénonce-t-il.
Pas de recours devant la Cour suprême
Concernant l’absence de recours, le leader du PPC estime que la démarche aurait été vaine :
« Ce n’était pas nécessaire. Vous avez vu le cas de BL et BAG : la Cour suprême a rejeté leur recours et validé les résultats provisoires. Au même moment, le président de la transition promulgue la Constitution, ce qui n’est pas conforme à la loi », déclare-t-il.
Dialogue et inclusion
Tout en saluant l’annonce du calendrier électoral par le chef de l’État, Boubacar Biro Soumah insiste sur la nécessité d’un dialogue inclusif :
« Le retour à l’ordre constitutionnel est normal, mais il faut le faire dans les règles de l’art, conformément à la loi. La démocratie, c’est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Le Général Doumbouya doit ouvrir un cadre de dialogue, comme l’avait fait Lansana Conté en 1990 après l’adoption de la Loi fondamentale. Tous les Guinéens doivent avoir leur place dans ce processus, sans exclusion », plaide-t-il.
Participation du PPC à la présidentielle
À propos de la présidentielle programmée le 28 décembre, le président du PPC affirme que la décision ne dépend pas de lui seul :
« Une seule personne ne décide pas. Nous allons convoquer une réunion et, à l’issue de nos consultations, informer notre base », explique-t-il.
La candidature possible de Mamadi Doumbouya
Sur la possibilité d’une candidature du président de la transition, M. Soumah reste prudent :
« Selon le président du Conseil national de la transition, la nouvelle Constitution permet à tout Guinéen de se présenter, y compris Mamadi Doumbouya. Qu’il se présente ou pas, nous voulons que l’avis de chaque citoyen soit pris en compte. Mais s’il veut aller seul à l’élection, qu’il le dise clairement », lance-t-il, tout en dénonçant les restrictions actuelles sur les activités politiques :
« Les partis ne sont pas autorisés à occuper l’espace public. Nous ne pouvons nous réunir qu’à nos sièges », regrette-t-il.
Conakry 25 septembre 2025
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